La publication des résultats trimestriels des entreprises américaines s'est poursuivi cette semaine, poussant les Bourses a la hausse, avec un pic du Dow Jones jeudi tandis que les indicateurs macroéconomiques se sont succédés, contribuant a conforter les investisseurs dans l'hypothese d'une sortie de crise. Plus la crise économique semble s'estomper, plus les cambistes semblent s'éloigner d'une logique d'aversion pour le risque, d'autres facteurs entrant en compte dans leur décision d'investissement. Ce phénomene explique notamment pourquoi le dollar s'est plutôt bien maintenu cette semaine, la logique d'aversion pour le risque ayant moins d'effet sur le cours des monnaies.
L'euro - La monnaie unique européenne est évidemment l'une des grandes gagnantes des dernieres semaines. Etroitement lié au Dow Jones, l'euro a profité d'un embellissement des perspectives économiques mondiales bien que la situation dans la zone euro reste encore un peu complexe. En effet, les indicateurs macroéconomiques qui furent publiés cette semaine laissent de nombreuses questions en suspens. Ainsi, si l'indice de confiance des consommateurs et des chefs d'entreprise de la zone euro a grimpé a 76 points au mois de juillet, le chômage a, de son côté, grimpé a 9,4% au mois de juin et le recul des prix sur un an s'est établi a 0,6% en juillet. Par conséquent, la zone euro est encore loin d'etre sortie de la crise, sachant en plus que les situations selon les pays different beaucoup. Comme l'a d'ailleurs fait remarqué Florence Pisani, économiste chez Dexia AM, dans une interview accordée au Figaro, la reprise qui commence a se profiler outre atlantique ne devrait profiter que tres marginalement a la zone euro, étant donné que cette reprise devrait etre particulierement faible et fragile. Par conséquent, un retour de bâton dans les mois qui viennent pourrait pénaliser le taux de change de l'euro si les responsables européens n'arrivent pas a donner des gages aux investisseurs.
Le dollar - En temps normal, le dollar aurait du affronter vents et marée cette semaine. En effet, les indicateurs macroéconomiques publiés furent plutôt positifs dans l'ensemble et la Bourse s'est bien portée. En tant que valeur refuge, le dollar aurait du par conséquent décliner face aux autres monnaies, a l'instar du yen. Pour autant, la devise américaine, meme si elle s'est affichée en baisse la majeure partie de la semaine face a l'euro, a bien résisté. En effet, les investisseurs considerent désormais qu'ils ne peuvent plus seulement réflechir en fonction de l'aversion pour le risque. D'autres facteurs sont par conséquent pris en compte, notamment l'éventualité, ravivée cette semaine, d'un relevement des taux de la Réserve Fédérale dans les mois a venir. Une telle hypothese fut corroborée par les propos tenus par le président de la Réserve Fédérale de Philadelphie, Charles Plosser, dans le Wall Street Journal. Ce dernier a en effet plaidé pour un relevement des taux mais comme le font remarquer les observateurs avertis du marché des changes, C. Plosser n'a pas a l'heure actuelle le droit de vote au Comité de Politique Monétaire de la Fed. Outre cette hypothese, qui ne devrait toutefois pas se concrétiser avant des mois, le dollar a été soutenu aussi par la confirmation d'une atténuation de la crise outre atlantique. La publication du Livre Beige de la Fed et les chiffres du PIB américains ont rythmé la semaine de trading. Le Livre Beige a souligné l'amorce d'une stabilisation de la situation économique aux Etats-Unis tandis que le PIB a seulement reculé de 1% au deuxieme trimestre, contre 1,5% attendu, un ralentissement qui fut accueilli avec optimisme par le président Obama.
Le dollar australien - Les traders qui souhaitent avoir de bonnes opportunités d'investissement doivent s'intéresser au dollar australien. Depuis plusieurs semaines, la devise australienne occupe le devant de la scene, atteignant toujours des plus hauts sur le marché des changes. Cette semaine, le dollar australien fut notamment soutenu par les propos du gouverneur de la banque de réserve australienne, Glenn Stevens. Ce dernier a en effet rassuré sur l'appréciation du dollar australien, qui a gagné pres de 30% depuis le mois de février et il a également laissé entendre que la banque centrale pourrait décider de relever prochainement ses taux, sans meme attendre que le chômage ait reculé. Désormais, les investisseurs attendent la publication des minutes de la dernieure réunion de la banque centrale, qui doivent etre publiées la semaine prochaine, afin d'avoir confirmation du changement de stratégie de la banque centrale. Si cette hypothese se confirme, le dollar australien pourrait tirer nettement profit du différentiel de taux avec les autres monnaies. Pour l'instant, une seule ombre au tableau persiste, c'est l'eventualité d'un resserrement du crédit en Chine, comme ce fut évoqué cette semaine, qui pourrait avoir un impact sur la production industrielle chinoise et donc sur le cours du dollar australien.
Les résultats de Barclays renforcent la livre
Durant plusieurs semaines, la livre sterling n'avait pas réellement profité du retour du gout pour le risque alors que d'autres devises, comme le dollar australien, atteignaient des plus hauts pendant ce temps. Toutefois, la livre sterling a repris sa revanche aujourd'hui en augmentant simultanément face a l'euro et au dollar a la faveur des bons résultats de la banque Barclays. En effet, cette derniere a publié un bénéfice net en hausse de 9,9% sur le semestre, a environ 2,22 milliards d'euros.
Entre temps, l'euro, apres avoir légerement faibli suite a la chute de 1,8% des ventes de détail Outre-Rhin, s'est ressaisi sur le marché des changes. L'indice PMI qui a atteint son plus haut niveau depuis onze mois en juillet a contribué largement au renforcement de la monnaie unique européenne sur le marché des devises.
Depuis le ralentissement de la baisse du PIB américain vendredi, nombreux sont les investisseurs du marché des changes qui veulent croire en une reprise prochaine de l'activité. Le discours officiel est d'ailleurs sur la meme longueur d'onde puisque, le week-end dernier, Alan Greenspan, ancien président de la Fed, et Lawrence Summers, conseiller économique de la Maison Blanche, ont pronostiqué prudemment une reprise de la croissance dans la deuxieme moitié de l'année. En revanche, le chômage pourrait mettre plus d'un an a décroître outre atlantique. Par conséquent, les chiffres de l'emploi devraient etre scrutés de pres par les investisseurs du marché des changes cette semaine.
Enfin, la Banque Centrale Européenne et la Banque d'Angleterre annonceront cette semaine leur décision de politique monétaire. Aucune nouvelle baisse de taux n'est prévue par les analystes du marché des changes.
Le dollar canadien toujours tres demandé
En dépit de la fermeture de la Bourse de Toronto hier a l'occasion du Civic Holiday, le dollar canadien a atteint un nouveau plus haut face au billet vert, de pres de dix mois. A l'instar du dollar australien et du dollar néo-zélandais, le dollar canadien accumule les gains depuis plusieurs semaines sur le marché des changes, tirant profit de l'affaiblissement du billet vert. Les devises jugées fortement rémunératrices et risquées connaissent une véritable embellie a la faveur d'un retour du gout pour le risque sur le marché des changes et d'une hausse du cours des matieres premieres.
La livre sterling profite également de ce mouvement sur le marché des devises. Ayant débuté la semaine en forte hausse grâce aux résultats de la banque Barclays, la devise britannique s'est renforcée aujourd'hui a la faveur de la publication de la banque Standard Chartered. Ainsi, pour la premiere fois depuis octobre 2008, la livre sterling a dépassé la barre de 1,70 dollar.
Enfin, de son côté, la monnaie unique européenne avait atteint lors de la séance d'hier son plus haut niveau face a la devise américaine depuis le mois de décembre dernier.
De toute évidence, l'optimisme et les espoirs de reprise devraient dominés pour un bon moment le marché des changes. De nouveaux indicateurs macroéconomiques sont en effet tombés aujourd'hui, renforçant les espoirs. Ainsi, l'indice ISM de l'activité industrielle a progressé pour le septieme mois consécutif outre atlantique tandis que la production manufacturiere chinoise a connu sa plus forte hausse depuis un an, soutenue par la demande intérieure.
Nouveau plus haut du dollar néo-zélandais
Depuis plusieurs semaines, du fait de l'embellissement des perspectives économiques internationales et de la forte poussée des prix des matieres premieres, les monnaies liées a l'or, au pétrole, au cuivre ou a tout autre métal accumulent les gains sur le marché des changes. Le retour en force des dollars australien, canadien et néo-zélandais s'est effectué au cours des dernieres séances, les investisseurs plébiscitant les devises a fort rendement. Ainsi, lors de la séance d'aujourd'hui, le dollar néo-zélandais a connu un plus haut niveau depuis pres de dix mois face au billet vert tandis que la livre sterling, qui n'est pas en reste, a atteint un sommet depuis octobre dernier a 1,70 dollar. Le marché des changes semble décidément prendre un tournant et renouer avec une atmosphere post-crise qui laisse s'épanouir les devises jugées a risque.
La monnaie unique européenne capitalise également sur l'embellie des perspectives économiques mais ses gains sont plus limités. Apres avoir atteint un plus haut niveau depuis pres de dix mois face au dollar lors de la séance de lundi, l'euro a un peu fléchi aujourd'hui en début d'échanges européens. Plusieurs facteurs viennent en effet hypothéquer le potentiel haussier de la devise de la zone euro. D'abord, en dépit de la remontée de l'indice PMI, les ventes de détail ont chuté de 0,2% en juin sur un mois, ce qui a continué d'attiser la peur des investisseurs. Enfin, meme si la stabilité des marchés des pays émergents du continent européen fut saluée a maintes reprises, la dégradation des perspectives économiques pour de nombreux pays d'Europe de l'Est ou d'Europe Centrale pourrait peser a l'avenir sur le taux de change de la monnaie unique européenne.
Yuan : le revirement de Washington
Bref retour en arriere : nous sommes en pleine campagne pour la Maison Blanche en octobre 2008. Le candidat du parti démocrate, Barack Obama, n'hésite pas a affirmer lors de ses meetings que l'excédent commercial chinois est < directement lié a la manipulation de sa monnaie >. Depuis de tres nombreuses années, les autorités américaines soulignent la sous évalution du yuan, sujet récurrent de discorde entre Pékin et Washington, mais, jusqu'a maintenant, aucun responsable politique américain d'envergure nationale ne s'était risqué a utiliser le terme < manipulation >. Elu a la Maison Blanche, le président Obama semble coller a la ligne initiale qu'il a esquissé lors de sa campagne puisque le nouveau secrétaire au Trésor, Tim Geithner, affirme le 22 janvier 2009 devant les parlementaires américains que la Chine < manipule > sa devise.
Evidemment, Pékin, qui est plutôt habile en matiere de mesures de rétorsion, voit d'un tres mauvais oeil ces attaques répétées de la future administration américaine. La Chine décide alors de détourner les termes du débat alors que la pression commence a s'accentuer sur le dollar. Bien avant la réunion du G20 de Londres, le président chinois Wen Jiabao, dénonce la suprématie du dollar sur la scene internationale lors du sommet de Davos. Concentrant ses attaques sur la faiblesse du dollar, la Chine en profite ainsi pour détourner l'attention du yuan, ce qui semble avoir plutôt bien marché. Il faudra plusieurs semaines a la devise américaine pour neutraliser les attaques répétées de la Chine et de la Russie, deux pays qui appellent ouvertement a l'émergence d'une nouvelle monnaie de réserve internationale.
Durant cet épisode, l'administration américaine est restée plutôt discrete, soulignant simplement qu'il n'existe pas d'alternative au dollar et que le gouvernement américain est favorable a une politique du dollar fort. Un refrain déja entendu a maintes reprises sous l'administration Bush.
A vrai dire, la Chine n'a pas vraiment intéret a attaquer le dollar, sachant qu'elle possede plus de 800 millions de dollars en bons du Trésor américain. Cependant, ces attaques ont permis a Pékin d'éviter que la sous évaluation du yuan ne soit abordée lors des sommets internationaux ou des rencontres bilatérales avec les Etats-Unis. Ainsi, lors de la réunion de la semaine derniere entre américains et chinois, le yuan n'a pratiquement pas été évoqué, éclipsé par le réchauffement climatique et la crise économique. De plus, elles ont permis, de maniere un peu tonitruante, d'exprimer l'inquiétude de la Chine et d'autres pays détenteurs d'importants avoirs libellés en dollars sur la sécurité de ces derniers. Les pays du Golfe, qui se font discrets en raison des liens politiques étroits avec Washington, partagent de telles inquiétudes bien qu'ils ne les expriments pas publiquement.
De son côté, Washington a opéré un revirement spectaculaire depuis le mois d'avril pour revenir a une rhétorique plus habituelle. Ainsi, la < manipulation > du yuan par les autorités chinoises a été abandonnée au profit de la simple < sous évalution > de la monnaie chinoise. Le discours est plus neutre et moins conflictuelle, meme si tous les experts conviennent que la parité du yuan est au coeur des déséquilibres entre les deux puissances. Washington n'a en fait pas le choix puisque la crise économique a accentué la puissance de la Chine en termes commerciaux et en matiere de réserves. Un discours plus conciliant est donc nécessaire de la part des responsables américains. L'appréciation du yuan, comme l'a souligné un rapport du FMI, se poursuit, a un rythme lent toutefois, mais elle n'est pas totalement stoppée. C'est certainement une bonne nouvelle pour l'administration Obama. Comme le rappelait le président américain G. Bush, la relation sino-américaine est < complexe >, Washington et Pékin étant de plus en plus dépendants l'un de l'autre.
Le shekel continue sa glissade
La dégringolade du shekel continue aujourd'hui encore face au dollar et a l'euro. Ce matin, la devise israélienne s'est affaiblie de 1,3% face au dollar, a 3,94 shekels pour un dollar, et de 0,86% face a l'euro, a 5,66 shekels pour un euro. Cette chute de la monnaie israélienne est le résultat de l'intervention de la banque centrale israélienne sur le marché des changes durant le week-end. D'apres certains analystes, la banque centrale, dirigée par Stanley Fisher, aurait acheté entre 1,5 et 1,7 milliards de dollars. L'objectif des autorités est d'affaiblir le shekel afin d'aider les entreprises exportatrices qui contribuent beaucoup a la croissance économique israélienne. Devant la Commission des Finances de la Knesset, le gouverneur de la banque centrale a reconnu que l'institution ne peut pas acheter tout le temps sur le marché des changes afin d'aider l'économie israélienne mais il a défendu des mesures ponctuelles destinées a corriger les incohérences du marché.
Du côté des autres devises, la stabilité était de rigueur en ce début d'apres midi. En effet, que ce soient l'euro, la livre sterling ou encore le franc suisse, toutes les devises du marché des changes ont peu évolué par rapport a leur niveau de la veille. La faute principalement aux chiffres de l'emploi américains qui sont attendus demain. En cas d'amélioration de la situation de l'emploi, la pression devrait s'accentuer sur le dollar. En cas inverse, il est probable que les valeurs refuge retrouvent l'intéret des investisseurs. Entre temps, les cambistes s'interrogent sur la réalité d'une reprise de l'activité économique, surtout apres l'accélération en juillet de la baisse d'activité dans les services outre atlantique.
Succes des devises liées aux matieres premieres
Tandis que les investisseurs du marché des changes reprennent confiance, les devises liées aux matieres premieres continuent leur ascension face aux autres monnaies. Nombreuses furent les devises qui ont, cette semaine, atteint de nouveaux records du fait du retour de la confiance sur les marchés. Evidemment, les valeurs refuge, c'est a dire le dollar, le franc suisse et le yen, furent pénalisés par un tel climat. Toutefois, le dollar a plutôt bien résisté cette semaine encore, notamment grâce a la publication des chiffres de l'emploi, indicateur clé de la semaine.
Le dollar canadien - A l'instar du dollar australien, le dollar canadien a poursuivi son renforcement cette semaine sur le marché des changes, poussé par le rebond du cours des matieres premieres et l'amélioration des perspectives mondiales. Ainsi, le dollar canadien a atteint un plus haut de dix mois face au dollar américain en début de semaine. Les spécialistes du marché des changes s'attendent a ce que la monnaie canadienne soit l'une des grandes gagnantes du retour de la confiance parmi les investisseurs.
Le dollar néo-zélandais - Le dollar néo-zélandais a suivi la tendance esquissée par les dollar canadien et australien en franchissant un plus haut depuis pres de dix mois face au billet vert.
La livre sterling - La devise britannique a profité en début de semaine des bons résultats de ses banques, notamment de la banque Barclays et de Standard Chartered, poussant ainsi la livre sterling au dessus du seuil de 1,70 dollar, pour la premiere fois depuis octobre 2008. Cependant, la devise britannique n'a pas tardé a reculer sur le marché des changes suite a la décision de la Banque d'Angleterre d'augmenter le programme d'achats d'actifs de 50 milliards de livres. Le programme est donc porté a 175 milliards de livres, le Royaume-Uni espérant ainsi sortir de la récession au second semestre. Toutefois, une telle décision fut accueillie avec scepticisme par les investisseurs du marché des changes qui y voient une preuve des difficultés économiques du pays. Cependant, a y regarder de plus pres, le programme mis en place par la Banque d'Angleterre a permis d'aider la livre sterling face aux autres monnaies puisque, depuis son lancement, la devise britannique s'est appréciée de 19% face au billet vert et de 4% face a l'euro. La livre sterling a aussi profité depuis le mois d'avril de bons indicateurs qui ont fait oublier aux investisseurs que la devise britannique a frôlé il y a quelques mois la parité avec la monnaie unique européenne.
Le dollar américain - En dépit de la reprise de confiance des marchés, le dollar américain affiche une bonne résistance face aux autres monnaies. L'indicateur clé de la semaine fut les chiffres de l'emploi américain qui n'ont clairement pas déçu. En effet, apres quelques hésitations, le dollar a opté pour une hausse solide face a l'euro, atteignant un plus haut de sept jours. Certains analystes considerent que les investisseurs se sont lassés de la faiblesse du dollar, d'ou cette hausse soudaine apres les chiffres rassurants de l'emploi américain.
L'euro - La monnaie unique européenne a tenté de se frayer un chemin sur le marché des changes cette semaine sans pour autant nouer avec une tendance de fond. En effet, en dépit des bons indicateurs venus d'outre atlantique et de la zone euro qui ont tendance a favoriser la devise européenne, l'euro a hésité entre hausse et baisse tout au long de la semaine. La Banque Centrale Européenne a décidé, comme prévu, d'opter pour le statu quo monétaire en laissant son principal taux directeur inchangé a 1%. Jean Claude Trichet, lors de sa traditionnelle conférence de presse, a tenté de rassurer les investisseurs en soulignant un ralentissement de la contraction de l'économie et en pronostiquant une reprise l'année prochaine. Cependant, l'euro fut plombé par les chiffres américains en fin de semaine.
Le shekel - La dégringolade du shekel s'est poursuivie toute la semaine face au dollar et a l'euro suite a l'intervention de la banque centrale israélienne sur le marché des changes le week-end dernier. D'apres certains analystes, la banque centrale, dirigée par Stanley Fisher, aurait acheté entre 1,5 et 1,7 milliard de dollars. L'objectif des autorités est d'affaiblir le shekel afin d'aider les entreprises exportatrices qui contribuent beaucoup a la croissance économique israélienne. Devant la Commission des Finances de la Knesset, le gouverneur de la banque centrale a reconnu que l'institution ne peut pas mener sur le long terme une telle politique, tout en défendant vigoureusement le principe de mesures ponctuelles destinées a corriger les incohérences du marché.
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