La dégringolade hier des bourses asiatiques, qui ont entraîné dans leur sillage les bourses occidentales et le pétrole, n'a pas laissé de séquelles sur le marché des changes meme si les investisseurs sont encore prudents. Ils s'interrogent toujours autant sur les conditions et le rythme de la reprise mondiale, cherchant a dresser un meilleur panorama de l'activité. L'état du marché du travail est notamment au cour des préoccupations des investisseurs, sachant que le chômage ne pourrait commencer a décroître qu'au cours de l'année 2010.
Entre temps, le défilé des indicateurs macroéconomiques continue avec la publication de l'indice ZEW qui mesure les attentes des milieux financiers pour l'économie allemande. Ce dernier a enregistré un rebond de 16,6 points qui a pris de cours les analystes. Ainsi, l'indice ZEW s'inscrit en aout a 56,1 points, confortant le scénario d'une reprise en bonne marche pour la premiere économie de la zone euro apres les chiffres de la croissance au deuxieme trimestre. Cette bonne nouvelle a permis a la monnaie unique européenne de se ressaisir, passant au dessus de 1,41 dollar.
La livre sterling se reprenait également ce matin suite a la publication des chiffres de l'inflation. En effet, l'inflation s'est maintenue a 1,8% sur un an au mois de juillet, soit un niveau supérieur a celui escompté par les économistes.
Enfin, afin d'avoir une idée plus précise du rythme de la reprise de l'activité économique, les investisseurs du marché des changes guetteront la publication des permis de construire et mises en chantier de logements aux Etats-Unis.
Le shekel emporté dans le sillage des Bourses
La devise israélienne subissait aujourd'hui encore le sort de la plupart des devises jugées a risque sur le marché des changes. Suite a la baisse nette des bourses asiatiques en début de semaine, les investisseurs se sont reportés sur les valeurs refuge, c'est-a-dire le dollar et le yen. En dépit de la publication d'indicateurs macroéconomiques plutôt rassurants pour Israël, le shekel a baissé de 0,2% face au dollar et de 0,1% face a la monnaie unique européenne en début d'échanges européens. Les investisseurs du marché des changes ont, en effet, porté tres peu attention a ces indicateurs, s'inquiétant surtout de l'évolution globale de l'économie.
La baisse des bourses asiatiques, en dépit de leur remontée de mardi, a souligné la superficialité de la reprise. En effet, pour le moment, cette reprise est surtout psychologique, les gouvernements s'efforçant a coup de communiqués de souligner que l'économie est de nouveau sur de bons rails. Le FMI s'est joint a ce concert en affirmant que les économies des pays occidentaux sont en période de sortie de crise, meme si le chômage devrait encore continuer de progresser pendant plusieurs mois.
Nul ne peut vraiment nier que la reprise soit en cours et les gouvernements ont justement raison de la stimuler a coup de communiqués rassurants. Toutefois, alors que le pire de la crise est passé, une période d'incertitude s'annonce, avant que l'activité ne reprenne réellement. Cette période devrait etre ponctuée par la publication d'indicateurs macroéconomiques contradictoires, a l'instar des chiffres du BTP américain publiés hier. Cette période devrait etre favorable au yen et au dollar qui, justement, continuent de s'apprécier sur le marché des changes. Aujourd'hui, le yen continuait sa progression, notamment face aux dollars australien et néo-zélandais tandis que l'euro évoluait toujours au dessus de 1,41 dollar, mais en repli par rapport a la devise américaine.
Toutefois, ce regain du dollar et du yen devrait etre de courte durée comme l'a rappelé hier dans les colonnes du New York Times Warren Buffet. Ce dernier s'attend en effet a un affaiblissement du dollar sur le long terme.
Courte lune de miel pour le dollar
La lune de miel fut de tres courte durée pour le dollar et le yen. En effet, les marchés se sont nettement repris aujourd'hui, faisant oublier la chute du début de semaine. La Bourse de Shanghai, par laquelle est arrivée la panique, a d'ailleurs clôturé en hausse de 4,52%. Le raffermissement des places financieres et du cours des matieres premieres, notamment du pétrole, se sont répercutés directement sur les valeurs du marché des changes. En effet, les valeurs refuge, en l'occurrence le dollar et le yen, qui capitalisent sur la publication de mauvaises nouvelles et les incertitudes des investisseurs se sont nettement repliées face aux autres monnaies. Parmi les devises qui ont su tirer le plus partie de ce nouvel épisode, il convient de nommer les dollars australien et canadien. La monnaie unique européenne n'était pas en reste puisqu'elle évoluait au dessus de la barre de 1,42 dollar en milieu d'échanges européens.
Lors de la séance d'hier, les prix du pétrole ont flirté avec les 75 dollars le baril a Londres, faisant miroiter une reprise des marchés. Les investisseurs semblent y croire, ce qui pese sur le taux de change de la devise américaine. Les analystes font d'ailleurs remarquer la corrélation entre le pétrole et le dollar s'est renforcé sur les derniers mois, un pétrole fort étant généralement associé a un dollar faible. De plus, le dollar fut aussi pénalisé par les rumeurs entourant une diversification des monnaies de réserve internationale. Ces rumeurs ont été étayées par la publication d'un rapport du Trésor américain qui fait état d'une baisse record du montant de bons du Trésor détenus par la Chine. Depuis plusieurs mois, du fait de l'instabilité et de l'affaiblissement du dollar sur le marché des changes, la Chine cherche a diversifier ses avoirs, notamment en regardant du côté des matieres premieres.
De son côté, la livre sterling s'est affichée un peu affaiblie sur le marché des changes suite a l'accentuation du dérapage des finances publiques outre manche. En effet, le déficit a atteint en juillet 200 millions de livres alors qu'un an plus tôt, il affichait un excédent.
Pour finir, la Bulgarie a connu un léger remue ménage au niveau de sa politique monétaire avec la remise de la démission de l'actuel gouverneur de la banque centrale a l'Assemblée alors qu'il avait été reconduit pour un nouveau mandat un peu plus tôt. Aucune explication n'a été encore avancée pour expliquer ce revirement.
Monnaie unique, pétrole et CAC 40 a la fete
Fini le dollar et le yen! Vive l'euro, le dollar canadien, le dollar australien et les autres devises exotiques! La sortie de crise est proche, tous les investisseurs en conviennent. Cependant, ils n'escomptaient pas qu'elle soit si proche pour la zone euro. En effet, suite au rebond de l'activité dans la zone euro, les analystes et les investisseurs du marché des changes se sont empressés d'avancer le scénario d'une reprise des le troisieme trimestre. Rappelons seulement au passage que la Banque Centrale Européenne ne table sur une reprise de l'activité qu'a l'horizon 2010, probablement aux alentours du deuxieme trimestre. Certes, Francfort est connu pour sa prudence.
Toutefois, avancer la reprise au troisieme semestre semble assez présomptueux. Pour l'instant, seuls l'Allemagne et la France ont renoué avec la croissance alors que de nombreux pays de l'euroland, souvent de poids comme l'Espagne, continuent de s'enfoncer dans la récession. Peu importante, les investisseurs ont exprimé leur satisfaction a la suite de la publication de l'indice PMI qui a atteint son plus haut niveau depuis quinze mois et l'ont fait connaître en achetant des euros. La monnaie unique européenne s'est ainsi inscrite a un excellent niveau, grimpant au dessus de 1,43 dollar.
L'enthousiasme fut évidemment contagieux puisque le pétrole a atteint son plus haut niveau depuis le mois d'octobre tandis que le CAC 40 a touché un nouveau plus haut de l'année, a 3557 points aujourd'hui.
Polémique autour des bonus des traders
Avec l'amélioration des perspectives économiques et les bons résultats des banques, publiés pour le deuxieme trimestre, le scandale des bonus des traders reprend de plus belle. Accusés, parfois a tort, d'etre a l'origine de la crise économique a cause de la spéculation qu'ils font sur les marchés, les traders sont devenus les betes noires de la finance a tel point que le G20 de Londres a évoqué leur sort. Dans tous les pays occidentaux, des législations sont a l'étude pour limiter les bonus des traders qui sont, a juste titre, parfois difficile a assumer par les banques vis a vis d'une opinion publique qui connait le chômage et les déboires de la crise.
C'est justement a cette situation qu'a a faire la banque Citigroup qui, rappelons le, a été sauvée de la faillite par le gouvernement américain a l'automne. En effet, la presse s'est faite l'écho cette semaine de la rénumération que devrait toucher l'un des employés les plus productifs du groupe. Elle se monte a 98 millions de dollars et devrait échoire a Andrew Hall, le dirigeant d'une filiale de négoce de Citigroup spécialisée dans l'énergie. Les autorités américaines ne se sont pas encore exprimées sur ce fait divers mais, connaissant la position prise depuis le début de la crise par le président Obama, il ne devrait pas tarder a réagir. Il est probable que les experts juridiques du gouvernement américain soient actuellement a l'oeuvre pour empecher le versement de cette somme qui va mettre dans une position particulierement inconfortable les responsables de Citigroup.
Cependant, meme si les critiques peuvent etre parfois justifiés sachant qu'il est inapproprié voire indécent d'exposer a la vue de gens ayant perdu leur emploi ou s'efforçant de survivre avec un salaire minimum de telles rémunérations, il convient de souligner qu'elles sont simplement le fruit d'une relation contratuelle. Le systeme des bonus est apparu a la fin des années 80 dans les grandes banques anglo-saxonnes avant de gagner la France.
Au dela de cas individuels qui peuvent scandaliser, le systeme des bonus est en fait un peu plus complexe. Généralement, les bonus ne sont pas calculés en fonction d'un résultat individuel uniquement puisque l'appréciation des résultats de l'équipe dans son ensemble entre en compte. De plus, ces bonus ne sont pas distribués uniquement aux traders mais aussi aux chefs d'équipe et de salles de marché. Les bonus touchés par les traders réprésentent un confortable coussin pour ces derniers puisqu'ils peuvent parfois etre trois a cinq fois supérieur au salaire fixe. Evidemment, a côté de profils exceptionnels qui touchent des millions, la majorité touche des sommes plus raisonnables. Une grande disparité existent entre les traders, meme si la presse ne se fait l'écho que de ces quelques profils atypiques qui font gronder le mécontentement dans la population.
Alors, convient-il d'éradiquer cette < course a l'échalote >, pour reprendre l'expression de Christine Lagarde suite a la provision d'environ un milliard d'euros de bonus par BNP Paribas pour ses traders? En soi, il paraît indécent qu'une poignée d'individus, qui a incontestablement une responsabilité, mais moindre toutefois qu'on essaie de le faire croire, dans la crise, continue de s'enrichir. Cependant, légalement, l'Etat est incapable d'intervenir, a part en jouant d'artifices juridiques. Un contrat peut etre difficilement rompu en regle générale. Souhaiter légiférer sur les bonus des traders, alors que la population réclame des tetes, n'est pas une bonne idée puisqu'il n'est pas du rôle de l'Etat d'encadrer les rémunérations, celles-ci devant faire l'objet d'un accord seulement entre l'employeur et l'employé. Alors que faire? Ce sont aux banques d'intervenir, soit en essayant de renégocier les contrats existants, ce qui devrait s'avérer presque impossible, soit en limitant a l'avenir les bonus éventuellement versés aux traders.
L'optimisme bat son plein sur le forex
Le marché des changes a connu un petit coup de froid en début de semaine avec le décrochage spectaculaire des bourses asiatiques qui ont emporté dans leur sillage les autres places financieres mondiales, les cours du pétrole et la plupart des devises. Avec une chute de de pres de 5,79% lors de la séance de lundi, la Bourse de Shanghai a ouvert le bal. Cependant, c'est par elle que le rebond des marchés a également eu lieu. Le regain soudain d'inquiétudes des investisseurs a poussé a la baisse la plupart des devises du marché des changes, notamment l'euro, les dollars australien et canadien et le shekel. Le dollar et le yen, considérés comme valeurs refuge, en ont profité pour accumuler les gains mais ces derniers n'ont pas fait long feu et ont rapidement fondu a partir de mercredi. La lune de miel fut breve pour le dollar et le yen.
En effet, les bourses, notamment celle de Shanghai, se sont redressées a partir de mercredi. Jeudi la Bourse de Shanghai avait repris sa hausse, clôturant en progression de 4,52%. Les investisseurs ont en fait rapidement repris confiance, ce qui a permis aux devises jugées a risque de reprendre l'ascendant sur le dollar et le yen. Les indicateurs macroéconomiques positifs et rassurants ce sont en fait succéder tout au long de la semaine : l'indice ZEW, qui a enregistré un rebond de 16,6 points, prenant de court les analystes, a ouvert le bal. La fin de semaine fut marquée par un net rebond de l'activité dans la zone euro puisque l'indice PMI a atteint son plus haut niveau depuis quinze mois. Cette annonce a poussé les investisseurs du marché des changes a acheter a tout va des euros, poussant ainsi la monnaie unique européenne au dessus de 1,43 dollar. Les cambistes se sont meme risqués a avancer la reprise de l'activité dans la zone euro au troisieme trimestre alors que la Banque Centrale Européenne table plutôt sur le deuxieme trimestre de l'année prochaine. L'enthousiasme fut en tout cas contagieux puisque le pétrole a atteint son plus haut niveau depuis le mois d'octobre vendredi et le CAC 40 a touché un plus haut depuis le mois de janvier, a 3557 points.
Au dela de l'enthousiasme du moment, il convient d'avoir une approche un peu plus nuancée de l'état de l'économie mondiale. Certes, comme l'a souligné cette semaine le Fonds Monétaire International, la reprise est en bonne voie mais celle-ci devrait se faire lentement. La zone euro devrait etre notamment confrontée a d'importantes disparités entre les Etats-Membres, certains, a l'instar de la France et de l'Allemagne, renouant rapidement avec la croissance tandis que d'autres, comme l'Espagne ou les Pays-Bas, se débattant encore avec les effets de la récession. La période qui se présente aux investisseurs est particulierement compliquée puisque l'économie commence seulement a sortir de la crise. Par conséquent, les indicateurs contradictoires devraient se succéder dans les mois a venir, pouvant éventuellement accroître la volatilité du marché des changes. La publication en début de semaine des chiffres du BTP américain illustre justement ce phénomene. Toutefois, a long terme, comme l'a rappelé Warren Buffett, le dollar devrait nettement s'affaiblir du fait de la sortie de crise.
FOREX est l’abréviation de FOReign EXchange – qui signifie marché des changes ou encore marché des devises. Le FOREX est le marché où les monnaies sont vendues, achetées, sous forme de parités. Sur le marché du Forex, toutes les monnaies sont échangées en temps réel, 24h/24h, 7J/7J. Le Forex est depuis quelques années ouvert aux particuliers, simples investisseurs voulant diversifier leurs placements ou purs spéculateurs. L'acces au marché des changes pour les particuliers est offert grâce aux brokers du forex.
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