Le rand sud-africain se ressaisit apres l'accord HSBC/Nedbank
Dans les échanges matinaux, le rand sud-africain se renforçait considérablement face au dollar américain suite a l'annonce du géant HSBC d'acheter a hauteur de 70% la banque locale Nedbank.
HSBC et l'assureur anglo-sud-africain Old Mutual, qui contrôle déja une partie du capital de Nedbank, ont affirmé qu'ils sont en discussions exclusives afin d'aboutir a un accord qui est estimé a 49.9 billions de rands sud-africains.
Cette annonce a permis au rand sud-africain de se raffermir dans les premiers échanges, passant de 7.32 a 7.29. Vendredi, a la clôture des marchés a New York, le rand évoluait autour de 7.3150.
Le marché sud-africain a ainsi ouvert dans l'optimisme bien que l'accord doive encore recevoir, au stade final, l'aval de la banque centrale sud-africaine.
Il y a a peine trois jours, la devise sud-africaine avait atteint un plus bas depuis pres de trois semaines face au billet vert, dépassant en milieu de journée vendredi le niveau de 7.3375. Les analystes du marché des changes avaient attribué cette chute aux conséquences indirectes du retournement de tendance sur la paire EUR/USD. Ainsi, le rand sud-africain était une victime de la baisse prononcée de l'euro en fin de semaine derniere.
Au meme moment, les principaux employeurs et syndicats du secteur automobile en Afrique du Sud sont arrivés a un accord apres une greve de huit jours qui avait beaucoup pesé sur le rand sud-africain, le secteur manufacturier étant essentiel a la croissance économique du pays. Cependant, le pays est encore en proie aux greves, avec une greve dans le secteur publique qui a commencé mercredi dernier.
Ces greves a répétition risquent de tourmenter l'économie sud-africaine qui connait, d'apres les derniers indicateurs macroéconomiques publiés, un ralentissement de la croissance.
Le Forex en Suisse est-il condamné?
De tres nombreuses plateformes de trading basées en Suisse ont mis la clef sous la porte au cours des derniers mois en raison de la nouvelle réglementation qui a été introduite en 2009 et qui oblige les brokers FX a posséder une licence bancaire ce qui a pour conséquence d'instaurer un contrôle strict de l'activité des brokers.
A la fin de l'année 2008, plus de 20 plateformes de trading différentes opéraient a partir de la Suisse sur le plus important marché financier de la planete. A l'heure actuelle, elles ne sont plus que deux. Il s'agit de MIG Bank, basé a Neuchatel, et qui sponsorise l'équipe Mercedes GP Petronas de Formule 1, et Duskascopy, qui est basé a Geneve. Il convient aussi de mentionner le broker ACM qui est toujours dans l'attente d'une licence bancaire qui ne devrait pas tarder.
Les autres ont pour la plupart décampé vers Chypre ou Malte, a l'image de Realtime Forex qui s'y est installé depuis avril 2009. La législation dans ces pays est beaucoup plus souple, permettant notamment de bénéficier d'exemptions de taxes, tout en restant dans l'Union Européenne.
En fait, le régulateur suisse, la FINMA, a décidé de faire le ménage dans les fournisseurs de services Forex qui pullulaient en Suisse du fait de l'attractivité du pays en matiere financiere et fiscale. La décision d'obliger les brokers implantés en Suisse a posséder une licence bancaire a justement pour objectif d'évier les errements de l'Affaire Crown Forex (lire l'article).
Cette licence oblige les brokers a posséder des capitaux plus importants et de mettre en place des systemes de protection au niveau des salles de marché. La transparence et la sécurité sont les mots d'ordre de cette nouvelle réglementation. La FINMA souhaitait surtout protéger davantage les investisseurs contre le risque de faillite de certains brokers qui misaient gros sur le FX sans capitaux suffisants, usant simplement d'un effet de levier élevé, et contre les nombreuses réclamations qui sont arrivées jusqu'aux oreilles de la FINMA.
Désormais, le contrôle est renforcé et les clients des brokers ont un véritable bagage judiciaire a leur service en cas de réclamations.
De la a dire que le Forex en Suisse est mort, ce n'est pas tout a fait vrai. Il est désormais plus sur pour les investisseurs, grâce a cette nouvelle réglementation. Cependant, les investisseurs qui choisissaient la Suisse pour sa fiscalité avantageuse et son secret bancaire en ont pris un coup avec la récent accord d'échange fiscal signé entre Berne et Paris.
Les meilleurs brokers se trouvent-il en Suisse? Les plus surs, c'est certain. Ceux qui ont fui a Chypre ou ailleurs ne sont pas pour autant de mauvais brokers mais ils ont, apparemment, préféré la flexibilité chypriote a la nouvelle bureaucratie suisse. Au détriment des clients?
Sursaut des devises matieres premieres face au dollar US
Dans l'attente de nouveaux indicateurs américains cet apres-midi et demain - avec notamment la deuxieme estimation du PIB au deuxieme trimestre - le marché des devises continue sur sa lancée des derniers jours avec toutefois un revirement soudain du côté des devises matieres premieres.
La pression de plus en plus forte sur le yen a poussé de nombreux investisseurs en Asie a revoir leur stratégie. Ainsi, apres plusieurs semaines de baisse, le dollar australien a opéré un faible rebond aujourd'hui a la faveur d'achats de devises essentiellement de la part de banques et d'investisseurs de l'archipel nippon. Ces achats ont permis a l'aussie de s'échapper momentanément de son plus bas d'un mois atteint hier, a 0.8770$. Toutefois, ce rebond a été limité par l'impact des élections législatives australiennes et par la baisse inattendue des investissements dans le secteur privé.
Les investisseurs considerent par conséquent que la pression vendeuse sur l'aussie demeure encore forte notamment pour les spéculateurs et les hedge funds américains qui pourraient vendre entre 0.8900 et 0.8950 USD. Les traders francophones ont aussi de bonnes possibilités de se positionner a ce niveau sur la paire AUD/USD.
Le kiwi a profité du léger mouvement de hausse de l'AUD mais surtout d'échanges fermes en Asie pour remonter face au billet vert. Le dollar néo-zélandais avait atteint un plus bas niveau depuis pres de sept semaines mardi face au dollar américain. Face au dollar australien, le dollar néo-zélandais a en revanche peu évolué, stagnant a 79.28 a la clôture des échanges asiatiques.
L'amélioration de la situation sur les places financieres mondiales et notamment la hausse de l'indice MSCI Asie-Pacifique se sont répercutées sur le cours du rand sud-africain qui a clôt aujourd'hui une chute de cinq jours face au billet vert. L'indice sud-africain FTSE/JSE a enregistré ses premiers gains depuis pres de trois jours, accusant une hausse de 0.9%.
Le ralentissement de la croissance économique dans le pays et la baisse de l'inflation, a 3.7% en juillet sur un an, ouvrent une fenetre idéale a la banque centrale pour baisser son principal taux directeur qui se situe a 6.5%. Cette baisse envisagée et surtout la gestion catastrophique des greves dans le pays hypothequent un rebond sur le moyen terme du rand sud-africain face au dollar.
Le WSJ s'attend a une intervention de la Banque du Japon
Les taux de change, la relance économique et une éventuelle intervention sur le marché monétaire étaient au menu de la réunion traditionnelle des principaux banquiers centraux a Jackson Hole en fin de semaine.
Deux interventions ont principalement occupé les discussions du week-end. A savoir le discours de Ben Bernanke qui s'est dit pret a prendre les mesures nécessaires pour relancer l'économie américaine, largement déprimée comme en témoignent les derniers indicateurs économiques, et les propos du gouverneur de la BoJ.
En ce début de semaine, c'est surtout une éventuelle intervention de la part de la Banque du Japon qui fait la Une de l'actualité économique. Le Wall Street Journal a d'ailleurs dévoilé quelques informations de premieres importances.
En effet, selon le célebre quotidien financier, la banque centrale devrait se réunir lundi ou mardi au plus tard, afin de discuter de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire. Citant des personnes proches du dossier, le WSJ a laissé entendre que la rhétorique récemment adoptée par les autorités nippones a légerement changé. En effet, le Premier ministre s'est engagé a prendre des mesures afin de lutter contre l'appréciation du yen, ce qui par le passé s'est traduit par une intervention de la banque centrale sur le marché.
La derniere intervention de la banque centrale remonte a mars 2004 quand le yen avait atteint le niveau de 109 dollars. La banque centrale avait alors vendu pendant les trois premiers mois de l'année la somme de 14.8 trillions de yens, apres un record de 20.4 trillions au cours de l'année 2003. L'action de la banque centrale fut temporaire et ne permis par réellement d'influer sur le moyen terme sur le cours du yen face au dollar.
Outre l'inefficacité manifeste d'une intervention de la banque centrale, le Premier ministre aura fort a faire car, selon le quotidien économique nippon, Nikkei, plusieurs membres du comité de la politique monétaire de la BoJ s'interrogent sur l'opportunité de nouvelles mesures d'assouplissement. Officiellement, la banque centrale est indépendante du pouvoir politique mais les faits montrent une totale soumission de l'institution au ministere des Finances.
Par ailleurs, dans l'attente d'une annonce, le Premier ministre japonais a également demandé a son ministre de l'Industrie de présenter rapidement un plan visant a encourager l'investissement dans le pays afin de sauvegarder des emplois a un moment ou pres de la moitié des entreprises de l'archipel se disent disposées a délocaliser en raison de la hausse incroyable du yen face a l'euro et au dollar.
Parmi les mesures évoquées mais non confirmées, de nouvelles subventions, notamment a direction des PME et de nouvelles dépenses d'infrastructures. Le plan vise a investir plus de 200 000 milliards de yens qui dorment sur les comptes de dépôt des entreprises du pays.
Les mesures de la BoJ contre l'appréciation du yen
Comme prévu, la banque centrale du Japon s'est réunie d'urgence ce matin afin de décider d'un nouveau train de mesures destinées a lutter contre l'appréciation du yen qui a atteint son plus haut niveau depuis pres de 15 ans face au dollar et depuis pres de 9 ans face a l'euro.
Le gouverneur de la banque centrale japonaise a écourté de 24h son séjour aux Etats-Unis, rentrant précipitamment a Tokyo alors que la pression s'accentuait ces derniers jours sur le gouvernement et la banque centrale.
Quelles mesures ont été adoptées ?
Pas d'intervention sur le marché des changes comme en 2004 mais de nouvelles mesures d'assouplissement quantitatif pour le Japon.
Au menu de ce plan exceptionnel, de nouveaux prets d'une durée de six mois via des opérations spéciales d'injection de fonds afin de faire baisser les taux du marché et de détendre les circuits financiers.
C'est la somme de 800 milliards de yens qui devrait etre injectée deux fois par semaines pour une durée de trois mois. En parallele, la banque centrale a aussi décidé de proposer les memes types de pret pour une durée de six mois mais a raison d'une ou deux fois par mois.
Au total, selon la BoJ, plus de 30 000 milliards de yens devraient etre consacrés afin de lutter contre la hausse du yen.
Seul un membre du comité de politique monétaire, Miyako Suda, s'est opposé a ces nouvelles mesures, la division au sein du comité étant moindre que prévu par le quotidien économique Nikkei.
Quel est l'impact sur le marché ?
Les annonces de la banque centrale ont déçu les marchés, puisque la bourse de Tokyo n'affichait qu'une hausse de 1.78%. Les investisseurs s'attendaient apparemment a des mesures beaucoup plus ambitieuses car, dans les premieres heures de la matinée, dans l'attente des nouvelles mesures, le Nikkei affichait une progression de plus de 3%.
Pour l'instant, le marché des changes n'a pas vraiment réagi a cette annonce puisque le yen restait stable face au dollar, a 85.13 yens contre 85.19 yens vendredi a la clôture des marchés. Face a l'euro, la baisse a été assez limitée, la devise nippone passant de 108.65 yens a 108.47 yens.
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