forex
Partagez vos analyses graphiques, vos idées de trade, votre Forex...
Paris :
New York :
Tokyo :
Facebook Favoris Plus...

ARCHIVES
forex
ARCHIVES

 

Janvier 2010 - Semaine 2

Fraude de 3 millions de dollars sur le Forex

 

Apres l'affaire Crown Forex, une nouvelle fraude a la Ponzi vient ébranler le marché des changes. En effet, les autorités canadiennes ont arreté trois habitants de l'Ontario qui sont accusés d'avoir monté une fraude a la Ponzi ayant escroqué plus de 24 investisseurs pour une somme totale de 3 millions de dollars.
Ces trois personnes, âgés d'une quarantaine et d'une cinquaine d'années pour l'un d'eux, sont sous le coup de 31 chefs d'accusation. Ils auraient monté une société de courtage spécialisée sur le marché des changes, Forex Baron, qui promettait des taux de rendement extremement élevés. Dans un premier temps, les investisseurs recevaient une partie des intérets dus puis, du jour au lendemain, les versements ont cessé. Pour l'instant, la police canadienne a pu identifier plus de 24 victimes mais, selon les autorités, il est probable que le nombre de victimes soit plus élevé. Dans ce genre d'affaire, il est courant que les victimes hésitent a se signaler une fois qu'elles se sont rendues compte de l'escroquerie.

En moyenne, les investisseurs auraient placé entre les mains des escrocs des sommes comprises entre 10 000 et 750 000 dollars. La justice canadienne devrait étudier l'affaire a partir du 18 janvier prochain.

Suite aux nombreuses escroqueries sur le marché des changes (Crown Forex, Eurowork Ltd), l'équipe de rédaction de forex.fr se permet une nouvelle fois de vous mettre en garde contre des placements trop beaux pour etre vrais. Nous vous recommandons notamment de lire l'article rédigé par Claire Boyer sur < Le risque d'escroquerie sur le Forex >.

 

Dévaluation compétitive du bolivar par Chavez

 

La bete noire des Etats-Unis en Amérique Latine, le président Hugo Chavez, a décidé hier de dévaluer pour la premiere fois depuis l'année 2005 le bolivar et d'instaurer parallelement un double taux de change qui est destiné a favoriser les secteurs d'activité considérés comme prioritaires par les autorités.

Cette mesure intervient en fait a quelques mois des élections législatives de septembre. Au plus fort de la crise économique mondiale, le gouvernement venezuelien s'était toujours refusé a accepter une dévaluation de la monnaie nationale mais, semble-t-il, l'approche de ce scrutin électoral a fait changer d'avis les autorités. L'objectif clairement affiché par le gouvernement est de < freiner la hausse brutale du prix des biens importés >.

Pour ce faire, un double taux de change va etre établi. Le premier concernera uniquement les importations des services publics et des secteurs prioritaires, comme la santé ou l'alimentation. Un taux de change de 2,60 bolivars pour un dollar américain devrait etre mis en place, contre 2,15 bolivars pour un dollar de nos jours. Le deuxieme taux de change, établi a 4,30 bolivars pour un dollar, concernera toutes les autres importations, c'est a dire l'automobile, le tabac, les boissons ou bien encore les produits chimiques et électroniques.

En établissant un taux de change différencié en fonction du secteur d'activité, les autorités esperent freiner les importations qui sont jugées inutiles et favoriser les industries exportatrices, qui pourraient relancer l'activité économique apres une année 2009 marquée par une récession de 2,9%.

 

La banque centrale chinoise leve les réserves obligatoires des banques

 

Les marchés asiatiques ont pour la plupart lourdement chuté cette nuit apres que la Chine, le moteur de la reprise de la croissance économique internationale, ait décidé de remonter le ratio des réserves obligatoires des banques d'un demi-pourcent a partir du 18 janvier prochain, envoyant ainsi encore un signal d'un prochain tour de vis monétaire. Jusqu'a maintenant, la préoccupation des décideurs chinois, comme partout ailleurs dans le monde, était de soutenir la croissance, mais le retour de celle-ci, doublée de craintes inflationnistes et de la création d'une bulle spéculative, a la fois sur les marchés financiers et le marché immobilier local, pousse la Chine vers une direction différente, comme on le voit.

A la lumiere de cette mesure, les spéculations vont bon train sur les marchés sur la prochaine hausse des taux sur le Yuan, et les bourses ont donc réagi comme on pouvait l'attendre en de telles circonstances.  L'indice composite de Shanghai s'est effondré de 3%, le Hang Seng a baissé de pres de 2.5% et le Nikkei a chuté de pres de 1.5%. N'oublions cependant pas que le Nikkei doit également faire face a la situation particuliere sur le titre de Japan Airlines, qui a traité limite-baisse pour le second jour consécutif, perdant le maximum autorisé de 45% en une session, entraînant ainsi un arret des échanges sur le titre.

Sur le marché des devises, dans ce contexte difficile, l'USD a une réaction mitigée, qui montre que sa corrélation avec l'appétit du risque, qui a dominé l'année derniere, n'a pas disparu. Le panier de monnaies, le DXY, face au billet vert est sans changement notable a 76.92. La paire EUR/USD se traite toujours autour des niveaux de 1.4500, et nous avons en plus a nouveau un calendrier économique assez léger qui ne devrait pas influencer lourdement les marchés. Dans cet environnement, le marché devrait prendre sa direction du sentiment du risque et de mouvements erratiques provenant de positions techniques plus que d'autre chose.

Comme nouvelles économiques significatives, on attend tout de meme le PNB allemand, qui devrait avoir une influence sur l'Euro, en particulier face a l'USD. De plus, les résultats finaux du PNB de l'Euroland pour le troisieme trimestre et la production industrielle anglaise devraient aussi avoir une influence sur l'EUR et le GBP. Avec la paire GBP/USD s'approchant du niveau de 1.6250, il sera important de voir si le marché aura un momentum suffisant pour enclencher un véritable rallye de sortie de range sur la paire, qui nous semble tout de meme etre assez correctement dans ses normes fondamentales et techniques a la fois. Par conséquent, nous ne donnons qu'une faible probabilité a ce scénario de se réaliser.

Aux Etats-Unis, on n'attend pas aujourd'hui de chiffres économiques important, ni demain, par ailleurs. Tous les regards sont concentrés sur vendredi, ou on aura les chiffres du chômage. Il y aura quand meme des discours de deux membres de la Fed, Plosser et Evans, ainsi que la publication du Livre Beige, qui donnera certainement des indications intéressantes sur l'état de l'économie.

 

Trichet exclut une aide directe a Athenes

 

La Banque Centrale Européenne a pris aujourd'hui une décision sans surprise en maintenant son principal taux directeur inchangé a 1%. Les investisseurs ont pleinement conscience que la réunion de mars serait nettement plus cruciale que celle d'aujourd'hui, l'institut d'émission pouvant éventuellement décider de bouger ses taux.

La conférence de presse de Jean Claude Trichet, qui a suivi la décision du comité de politique monétaire, fut toutefois l'occasion pour le chef de la banque centrale de faire le point sur les perspectives économiques pour la zone euro. Il s'attent a une croissance modéré, constatant que les situations sont tres disparates d'un pays a l'autre dans la zone euro. Certains pays s'en sortent mieux que d'autres, avec en fin de cortege les cas problématiques du Portugal et surtout de la Grece.

Interrogé sur une éventuelle sortie de la Grece de la zone euro, il a jugé cette hypothese tout simplement ridicule, reprenant presque mot pour mot les propos tenus il y a quelques jours par le Premier ministre grec. Jean Claude Trichet a appelé les pays en difficulté a prendre rapidement des mesures pour restaurer la confiance des investisseurs, se focalisant notamment sur la réduction des déficits. De vastes réformes sont a l'heure actuelle en gestation en Grece, visant notamment a mettre un terme a la fraude fiscale généralisée qui détruit les finances du pays.

Toutefois, la Grece ne pourra pas compter sur l'aide de la Banque Centrale Européenne en cas de détérioration de la situation, Jean Claude Trichet rejettant fermement la possibilité de venir en aide directement a un Etat membre de la zone euro.

La monnaie unique européenne n'a pas vraiment été fragilisée par les propos de Jean Claude Trichet meme si elle s'affichait en recul en milieu d'échanges européens. Ce recul s'explique principalement par la publication de mauvais chiffres outre-Atlantique qui ont terni le climat de confiance sur le marché des changes. En effet, contre toute attente, les ventes de détail ont baissé aux Etats-Unis au mois de décembre et les inscriptions hebdomadaires au chômage ont cru plus que prévu pour la semaine se terminant le 9 janvier en raison, selon le département du Travail, de licenciements saisonniers importants.

Enfin, la Chine n'a pas tardé a répliquer aux attaques lancées par le nouveau commissaire européen au Commerce, le belge Karel De Gucht. Ce dernier avait posé clairement comme probleme la sous-évaluation du yuan qui a permis a la Chine de devenir le premier exportateur mondial, devant l'Allemagne. Pékin a défendu sa politique de taux de change, rappelant que le < maintien de la stabilité du renminbi est importante non seulement pour le développement économique de la Chine mais aussi pour l'économie mondiale >.

 

La BNS face au nouveau désordre monétaire

 

La banque centrale suisse s'est dotée récemment d'un nouveau président en la personne de Philipp Hildebrand. Ce dernier, lors de l'une de ses premieres interventions, a annoncé sa volonté de poursuivre la politique de son prédécesseur en tentant de limiter autant que possible l'appréciation du franc suisse face a la monnaie unique européenne. Il n'a toutefois pas précisé de plancher a partir duquel la banque centrale se verra obliger d'intervenir. Toutefois, depuis plusieurs mois, des rumeurs d'intervention de l'institut d'émission circulent sur le marché des changes.

La derniere intervention de tres grande ampleur de la BNS remonte a mars 2009. La banque centrale s'était alors engagée dans une véritable guerre des nerfs avec le marché afin de limiter l'appréciation de la devise nationale. Depuis, les analystes du forex s'attendent a une nouvelle intervention massive.

Pour l'instant, le franc suisse évolue dans une fourchette comprise entre 1,47 et 1,48 franc suisse pour un euro. Cependant, les analystes s'attendent a ce que l'appréciation du franc suisse se poursuive, pénalisant au passage les industries exportatrices de la confédération helvétique. Plusieurs arguments plaident en faveur de cette tendance haussiere du franc suisse. D'abord, contrairement a d'autres pays et notamment a la zone euro, la Suisse s'est plutôt bien sortie de la crise économique mondiale. Les experts s'attendent d'ailleurs a ce que la banque centrale releve prochainement ses taux, ce qui rendrait encore plus attractif le franc suisse par rapport a l'euro. De plus, la zone euro continue de subir de plein fouet la crise ce qui hypotheque durablement la capacité de rebond de la monnaie unique européenne. La situation financiere et économique désastreuse de la Grece, et dans une moindre mesure du Portugal, continue de peser sur le taux de change de l'euro tandis que la BCE projette a priori de laisser son principal taux d'intéret a 1% pendant encore une partie de l'année.

Dans ce contexte, ce n'est pas tant l'appréciation du franc suisse qui pose probleme puisque cette appréciation semble inévitable. En fait, la banque centrale cherche surtout a contrôler cette appréciation et pourrait éventuellement intervenir sur le marché des changes afin qu'elle ne soit pas trop brusque. Pourtant, la BNS, selon l'avis de nombreux analystes, ne devrait pas tarder car, plus elle attend, plus l'impact d'une intervention sur le marché des changes pourrait etre limité.

 

2009: le pire déclin de la production américaine depuis 1946

 

La production industrielle américaine a enregistré une hausse de 0.6% en décembre, en accord avec les attentes des marchés. Les révisions des chiffres d'octobre et de novembre ont été meilleures que prévues avec une utilisation des capacités de production qui est montée en décembre a 72.0%, au lieu de 71.5% en novembre et mieux que les 71.8% attendus par les marchés.

La hausse de décembre dans la production industrielle a été surtout concentrée dans les industries des métaux, de l'exploitation miniere, du forage et des articles de consommation courante. Ces derniers ont augmenté de 5.9% apres etre tombés de 2.4% alors que la production des entreprises d'exploration miniere a augmenté d'un faible 0.2%. La production manufacturiere est tombée légerement de 0.1%, apres avoir augmenté de 0.9% en novembre. Ce chiffre refait tomber les espoirs d'une reprise forte et rapide, ce qui a poussé les marchés américains a la baisse vendredi dernier. Les ventes de pieces détachées de véhicules motorisés sont tombées de 0.1%, apres une hausse de 1.5% en novembre et une baisse de 2.4% en octobre.

La hausse de l'utilisation des capacités de production du mois dernier a été ressentie dans presque tous les secteurs de l'économie, en particulier dans les articles de consommation courante. Apres etre tombée en juin dernier a un niveau historiquement bas, l'utilisation des capacités de production est remonté depuis de 3.7%, bien que nous soyons encore considérablement en-dessous de la moyenne de ces 20 dernieres années, qui s'établit a 80.2%, ce qui indique qu'une importante capacité excédentaire de production existe encore dans l'économie américaine.

Les données du < IP report > de 2009 ont été publiées vendredi et ont montré ce dont on s'attendait, a savoir qu'en moyenne, la production industrielle a été plus faible de 9.7% en 2009 qu'en 2008. Si on prend ces chiffres sur une base trimestrielle, la chute a été plus modeste, < seulement > de 4.6%, soit la baisse la plus modeste depuis le troisieme trimestre de l'année 2008. 

Encore plus important, sur une base mensuelle, on se rend compte qu'en fait, la production a augmentée mois apres mois sur les six derniers mois de l'année 2009, ce qui se ressent dans les chiffres finaux du PIB du troisieme trimestre, qui a montré une hausse annualisée de 2.2%.

Les chiffres mensuels du quatrieme trimestre, avant meme qu'ils soient tous en notre possession, semblent indiquer que l'économie américaine a retrouvé un rythme de croisiere tres respectable avec une croissance réelle annualisée de 4.5%. Une bonne partie de cette croissance doit etre attribuée a la fin de la liquidation des stocks mais il semble que les consommateurs retrouvent le chemin des magasins. C'est une bonne nouvelle qui montre que les Etats-Unis sortent de la récession mais quand on regarde la totalité des chiffres que nous avons amenés, on se rend compte que le niveau général d'activité économique est encore loin de ce qu'il était en 2007, ce qui indique que l'utilisation tres partielle des capacités de production va se poursuivre pendant encore plusieurs mois, au moins. Le taux de chômage de 10% en est par ailleurs un rappel clair.

Etant donné toutes ces données, nous ne pouvons qu'estimer que la Fed va garder ses taux a un niveau tres bas pendant encore longtemps, ce qui devrait garder l'USD a un faible niveau pendant longtemps.

 


 
© Copyright www.tribuforex.fr (2008-2012) - Forex - Plan du site - Rechercher - Flux RSS - Partenaires - Contact

FOREX est l’abréviation de FOReign EXchange – qui signifie marché des changes ou encore marché des devises. Le FOREX est le marché où les monnaies sont vendues, achetées, sous forme de parités. Sur le marché du Forex, toutes les monnaies sont échangées en temps réel, 24h/24h, 7J/7J. Le Forex est depuis quelques années ouvert aux particuliers, simples investisseurs voulant diversifier leurs placements ou purs spéculateurs. L'acces au marché des changes pour les particuliers est offert grâce aux brokers du forex.

ATTENTION: le FOREX est un marché rendu volatil par l'effet de levier qui vous est proposé. Un risque de pertes financières importantes est toujours présent.
Tribuforex fournit à ses internautes des idées de trade ainsi que des analyses, mais ne pourra être tenu responsable en cas de perte.

Favoris et Partage :