Cette premiere séance de la semaine s'est ouverte sur une note plutôt positive. En effet, des indicateurs publiés en Chine et dans la zone euro ont laissé entendre que la sortie de crise est sur les rails, renforçant ainsi l'appétit pour le risque des investisseurs du marché des changes, au détriment du dollar. Ainsi, la monnaie unique européenne a atteint aujourd'hui son plus haut niveau depuis le début de l'année face au dollar, grimpant au dessus de 1,42 dollar.
Le premier signe encourageant de la journée fut la publication d'une nouvelle hausse en mai de la production manufacturiere en Chine. Similairement, l'indice PMI de la zone euro s'est affiché en forte hausse au mois de mai, nettement plus que les analystes ne l'avaient prévu.
Dans ce contexte, les investisseurs du marché des devises s'attendent a ce que la Banque Centrale Européenne laisse son principal taux directeur inchangé, a 1%, dévoilant au passage le détail des mesures non conventionnelles destinées a soutenir la reprise économique.
Attendus jeudi, les chiffres du chômage aux Etats-Unis pourraient soit renforcer la hausse de la monnaie unique européenne soit inverser la tendance. Les traders devront par conséquent rester tres attentifs a cet indicateur clé avant de prendre position sur le marché des changes.
D'ici la, la monnaie unique européenne ainsi que les autres devises, notamment la livre sterling et le real brésilien, devraient profiter du climat d'optimisme qui prédomine sur le marché des changes. Les investisseurs délaissent les valeurs refuge, contribuant a la baisse des derniers jours du dollar et du yen sur le marché des devises.
Comment devenir trader professionnel?
Aujourd'hui, la rédaction de forex.fr entame une nouvelle série, de trois articles, sur le métier de trader professionnel. Bien qu'ils furent pointés du doigt par certains responsables politiques lors du déclenchement de la crise économique et financiere, ce métier attire toujours autant de jeunes. Il suffit d'ailleurs d'aller sur les forums pour constater qu'il y a toujours un intervenant souhaitant avoir des conseils pour devenir trader. D'avance, il n'existe pas de recettes miracles meme si, l'article qui suit, va s'efforcer de détailler les voies envisageables pour y parvenir. Encore faut-il cependant avoir une idée juste du métier, c'est ce que nous tenterons de brosser dans les deux articles suivants, ayant respectivement trait au quotidien du trader d'une part et a l'avenir de cette profession d'autre part.
Les processus de recrutement
Traditionnellement, une voie royale existe pour les aspirants traders. En effet, du moins en France, il semble assez hasardeux de vouloir etre trader sans etre passé au préalable par une classe préparatoire ou Dauphine. En général, les établissements financiers français recrutent avec un diplôme de grande école d'ingénieur (Centrale, Sup 'Aéro, Mines-Ponts...) doublé d'un troisieme cycle financier.
Toutefois, etre bardé de diplômes n'est pas toujours nécessaire puisqu'il existe de nombreuses maisons de courtage ou banques plus ou moins modestes, c'est a dire dont les profits ne s'élevent par a des centaines de millions d'euros par trader, qui offrent des opportunités a des jeunes motivés possédant moins de diplômes. Cependant, encore faut-il que le postulant trader ait un talent ou une prédisposition pour comprendre le marché et prévoir ses mouvements. Une compétence rare peut également faire l'affaire et ouvrir parfois des portes rapidement. Par exemple, si un candidat connaît les lois coraniques en matiere d'investissement ou parle couramment l'arabe, ce sont des atouts indéniables.
Les voies alternatives
Pour ceux qui seraient moins chanceux, il existe encore des voies alternatives pour accéder a cette profession. La premiere est de devenir assistant trader, poste qui attire souvent les stagiaires et qui prédestine a la profession de trader. L'objectif est clairement de se former en apprenant sur le terrain. Généralement, un certain de liberté est laissé a l'assistant trader. La seconde voie est celle du middle, back office ou encore du risk management. Le cadre est différent mais les exigences en termes de diplômes sont beaucoup plus raisonnables.
Les stages de trading
Quelque soit votre situation, le mieux est souvent de faire un stage a partir de 22 ans. Cette étape n'est en fait pas la plus compliquée puisqu'il faut savoir que les DRH ont souvent leurs propres criteres d'appréciation.
Les difficultés de reconversion
Lorsque les traders prennent leur retraite, c'est a dire entre 10 a 20 ans apres leurs débuts, une reconversion s'avere particulierement difficile car c'est un métier hautement spécialisé, ce qui explique que les salaires puissent etre considérés comme une compensation légitime par rapport a la difficulté de reconversion. Une minorité de traders se lance en général dans les fonds d'investissement mais encore faut-il surmonter la difficulté de taille que représente l'apport en fonds propres estimés a plusieurs millions d'euros.
L'élan retrouvé de l'euro se confirme
En ce mardi, la monnaie unique européenne, en dépit d'une légere baisse en début d'échanges européens suite a la publication des chiffres du chômage dans la zone euro, a continué sur sa lancée, dépassant cette fois-ci le seuil de 1,43 dollars sur le marché des changes. Depuis plusieurs séances, l'euro a franchi plusieurs seuils techniques face au dollar, a l'instar d'autres devises comme le real brésilien, grâce au retour de la confiance des investisseurs du forex.
Ce retour de la confiance sur le marché des changes fut conforté aujourd'hui encore par l'annonce de bonnes nouvelles concernant les Etats-Unis. En effet, dans le secteur immobilier, durement touché par la crise, les promesses de ventes de logements ont augmenté de 6,7% en avril tandis que dans le secteur financier, les banques Morgan Stanley et JPMorgan Chase ainsi que l'émetteur de cartes de crédit American Express ont réussi a augmenter leur capital afin de rembourser l'Etat américain qui leur avait versé une aide afin de surmonter la tempete.
Meme en dépit d'un chômage qui a franchi les 9% dans la zone euro en avril, les investisseurs continuent de miser sur les valeurs jugées a risque, pariant sur une prochaine sortie de crise, qui semble se justifier au regard des derniers indicateurs macroéconomiques publiés. Désormais, les investisseurs du marché des changes attendent la réunion de la Banque Centrale Européenne a l'issue de laquelle le détail des mesures non conventionnelles devrait etre dévoilé. En revanche, aucun analyste ne s'attend a ce que la banque centrale n'annonce une nouvelle baisse des taux, qui ne semble pas nécessaire pour le moment.
Enfin, de son côté, le secrétaire au Trésor, Tim Geithner, est en Chine afin de porter la bonne parole, c'est a dire réaffirmer la politique du dollar fort aupres des autorités chinoises et surtout inciter ces dernieres a continuer de financer le déficit américain par l'achat de bons du Trésor.
Le dollar, sous la pression du déficit américain
La monnaie unique européenne s'affichait encore en excellente forme dans les échanges asiatiques face au dollar. Les investisseurs du marché des changes anticipent une poursuite lors des prochaines semaines de l'affaiblissement du dollar sur le marché des changes. Une forte pression est exercée sur le dollar en raison de l'accroissement grave du déficit américain, poussant la devise a la baisse. Afin de rassurer les créanciers des Etats-Unis, Tim Geithner est justement allé en Chine pour porter la bonne parole et inciter les autorités chinoises a acheter des bons du Trésor afin de financer le déficit américain.
La Chine devrait certainement y répondre favorablement tant que les Etats-Unis ne critiquent pas ouvertement la politique de taux de change du yuan. Pour autant, entre temps, la Chine mais aussi la Russie et les principaux pays émergents cherchent un moyen d'etre moins dépendants vis a vis du dollar. Le déficit public américain a récemment poussé les représentants chinois et russes a plaider en faveur d'une nouvelle devise de réserve internationale. Lors d'une interview sur la chaîne américaine CNBC, le président russe Dmitri Medvedev a ainsi souligné la nécessité de mettre en place une nouvelle devise de réserve internationale, soulignant que < l'environnement actuel requiet simplement que nous ayons plus de devises de réserve >. Les représentants des principales économies émergentes, Brésil, Russie et Chine inclus, devraient d'ailleurs évoquer le sujet lors d'un sommet durant le mois de juin.
Bien que la menace de remplacer le dollar en tant que devise de réserve internationale semble peu crédible pour les acteurs du marché des changes, il paraît vraisemblable que de nombreux pays vont, dans les prochaines années, chercher a diversifier leurs réserves, au détriment du dollar. Cette volonté de diversification pese sur le moral des investisseurs et jette un doute sur le dollar, contribuant a sa baisse.
Bernanke met en garde les Etats-Unis
Lors de son audition devant la Chambre des représentants, le dirigeant de la Réserve Fédérale, Ben Bernanke, a clairement appeler le gouvernement américains et les représentants élus de la nation a prendre a bras le corps le probleme du déficit américain. Se basant sur les projections de la Maison Blanche, il a rappelé que le déficit budgétaire devrait etre ramené de 1800 a 900 milliards de dollars entre les exercices fiscaux 2010 et 2011, ce qui représenterait néanmoins encore plus de 70% du PIB, soit le niveau le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale.
Avant que la crise financiere n'éclate, l'endettement ne représentait que 40% du PIB, un niveau qui était encore soutenable et qui ne provoquait pas vraiment d'inquiétudes majeures chez les créanciers des Etats-Unis. Cependant, depuis, la crise est passée par la, nécessitant des injections massives de liquidités afin de sauver le systeme bancaire et de relancer la croissance. La visite en Chine de Tim Geithner avait notamment pour but de continuer d'inciter les chinois a financer le déficit américain, par l'achat de bons du Trésor alors que les autorités chinoises semblent depuis quelques mois substituer volontiers l'achat de minerais, afin de soutenir sa croissance, a ces fameux bons émis par le Trésor. Afin de réduire les dépenses de l'Etat, Ben Bernanke a notamment appelé a réformer au plus vite les programmes de couverture santé pour les personnes âgées et pour les retraités du secteur publique. Les inquiétudes liées a la capacité de rembourser la dette accumulée par le gouvernement américain est un des facteurs qui pese sur le cours du dollar sur le marché des changes.
A quelques heures de l'annonce du détail des mesures non conventionnelles, et alors que la chanceliere allemande Angela Merkel a justement vivement critiqué de telles mesures qui ont des conséquences inflationnistes, la monnaie unique européenne s'est reprise. En effet, hier, elle avait perdu une partie de ses gains accumulés lors des séances précédentes en raison de la publication du PIB au premier trimestre de la zone euro, en chute de 2,5%.
Contre performance de la livre sterling
Apres la décision de la Banque d'Angleterre de maintenir le statu quo, la livre sterling s'est maintenue hier face au dollar et a l'euro. Toutefois, elle a subitement décroché quelques heures apres suite a une rumeur annonçant la démission du Premier ministre Gordon Brown. Entre temps, cette rumeur fut démentie par Downing Street mais la livre sterling n'a pas pour autant regagné du terrain sur le marché des changes, destabilisé par le scandale des notes.
Au lieu de s'intéresser a la reprise économique outre manche, poussée par les mesures d'asssouplissement quantitatif prises par la banque centrale, les acteurs du marché des changes semblent plutôt etre accaparés par le scandale politique qui ébranle Westminster et Downing Street, poussant a la démission ministres et députés. Aujourd'hui meme, un sixieme ministre a présenté sa démission a Gordon Brown, le mettant dans une position particulierement délicate tandis que la presse britannique relate qu'un pétition circulerait par email parmi les travaillistes, appelant a la démission du Premier ministre.
Grâce au regain pour le risque des investisseurs, depuis quelques semaines, la livre sterling fut l'une des monnaies les plus performantes sur le marché des changes. Ainsi, la devise britannique a gagné pres de 12% face au dollar sur le mois dernier, record battu seulement par les dollars néo-zélandais et australien. Cependant, avec l'incertitude entourant l'avenir politique de Gordon Brown, la livre sterling a de nouveau cédé le pas, enregistrant l'une des pires performances de la semaine sur le marché des changes.
Enfin, la monnaie unique européenne a effectué beaucoup de mouvements aujourd'hui sur le marché des devises, bondissant suite a la publication des chiffres du chômage aux Etats-Unis, puis cédant ensuite ses gains. Le taux de chômage outre atlantique a bondi d'un demi point, s'établissant a 9,4% par rapport au mois précédent. Toutefois, les cambistes ont interprété comme un signe tres positif la modération plus nette que prévu du niveau de pertes d'emplois, laissant espérer que l'économie américaine est plus proche d'un rétablissement que les analystes ne l'anticipent.
Diversification des actifs des cambistes
L'euro - La monnaie unique européenne a encore profité cette semaine d'un retour de la confiance sur le marché des changes et de la volonté des cambistes de diversifier leurs actifs. Comme prévu, la Banque Centrale Européenne n'a pas baissé de nouveau ses taux, les laissant a 1%, et a annoncé le détail des mesures non conventionnelles qui vont etre engagées cet été pour un montant de 60 milliars d'euros. Il convient de rappeler qu'Angela Merkel a souligné son scepticisme quant a la politique monétaire suivie par Francfort, soulignant que recourir a la planche a billet a pour conséquence d'entretenir l'inflation. De tels propos n'ont en tout cas pas entamé la confiance des investisseurs dans l'euro, en dépit d'une chute du PIB de 2,5% au premier trimestre dans la zone euro. Apres avoir grimpé au dessus de 1,43 dollar, l'euro a finit la semaine en forte baisse, les investisseurs prenant leurs gains avant le week-end.
Le dollar et le yen - Comme la semaine derniere, le dollar et le yen ont continué de perdre du terrain face aux principales devises du marché des changes. Cette baisse s'explique principalement par le recul de l'aversion pour le risque. Meme si les économistes ont des avis parfois tres contrastés, le marché veut croire a une reprise. Outre le climat qui regne sur les places financieres, il faut aussi prendre en compte les inquiétudes spécifiques liées au déficit américain. Ce dernier pese de plus en plus sur le moral des investisseurs, qui rechignent a investir sur le dollar, les Etats-Unis n'étant meme plus assurés de pouvoir rembourser leurs créanciers. Ben Bernanke a d'ailleurs rappelé l'urgence de réduire le déficit américain devant la Chambre des représentants tandis que Tim Geithner a tenté cette semaine de rassurer Pékin sur la solvabilité des Etats-Unis et d'inciter les autorités chinoises a continuer de financer ce déficit, par l'achat de bons du Trésor.
La livre sterling - Au lieu de s'intéresser a la reprise économique outre manche, les investisseurs du marché des changes furent, cette semaine, accaparés par le scandale politique qui ébranle Westminster et Downing Street, poussant a la démission ministres et députés. Depuis quelques semaines, la livre sterling fut l'une des monnaies les plus performantes du marché des changes, enregistrant une hausse de 12% face au dollar le mois dernier. Cependant, du fait de l'incertitude entourant l'avenir politique de Gordon Brown, la livre sterling a de nouveau cédé le pas, enregistrant l'une des pires performances de la semaine sur le marché des devises.
Les dollars australien et néo-zélandais - Les devises liées au cours des matieres premieres, notamment les dollars australien et néo-zélandais, connaissent depuis plusieurs semaines une embellie sur le marché des changes grâce a la hausse presque généralisées des matieres premieres. Apres avoir connu un léger recul du fait du statu quo monétaire observé par la Banque de Réserve australienne mardi, le dollar australien a inscrit un pic de huit mois face au dollar cette semaine. Le dollar australien devrait continuer sur une pente ascendante, les analystes n'anticipant pas a une accalmie sur le marché des matieres premieres, du fait notamment de la demande chinoise.
Les devises émergentes - Compte tenu du fort appétit pour le risque des investisseurs, les actifs des pays émergents ne devraient pas connaître une dépréciation de si tôt. Les devises d'Europe Centrale, telles le zloty polonais, la couronne tcheque ou encore le florin hongrois, ont de plus en plus les faveurs des cambistes qui entrevoient la reprise pour bientôt. Toutefois, la hausse rapide du cours des devises de certains pays est mal perçue par les autorités concernés qui tentent de freiner cette hausse. Ainsi, apres que la banque centrale sud-africaine ait exprimé son mécontentement face a la fermeté du rand, les investisseurs ont joué profil bas pendant plusieurs séances.
Le lat letton - Depuis plusieurs séances, les cambistes craignent une dévaluation de la devise lettone bien qu'une telle hypothese ait été écartée en début de semaine par le Premier ministre letton. N'en déplaise, de telles rumeurs continuent de circuler sur le marché des devises. Soutenue par les spéculations d'achats de devise nationale par le gouvernement et par celle d'une aide des institutions nationales, la monnaie lettone a connu jeudi dernier un plus de haut de pres de trois mois face a l'euro. L'éventualité d'une dévaluation brutale du lat pourrait fortement influer sur le cours de la monnaie unique européenne.
FOREX est l’abréviation de FOReign EXchange – qui signifie marché des changes ou encore marché des devises. Le FOREX est le marché où les monnaies sont vendues, achetées, sous forme de parités. Sur le marché du Forex, toutes les monnaies sont échangées en temps réel, 24h/24h, 7J/7J. Le Forex est depuis quelques années ouvert aux particuliers, simples investisseurs voulant diversifier leurs placements ou purs spéculateurs. L'acces au marché des changes pour les particuliers est offert grâce aux brokers du forex.
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