En ce 1er mai, journée ponctuée par de nombreuses manifestations sociales a travers le pays, le dollar a connu une remontée remarquée face au yen qui marquait le pas sur le marché des changes. Cette baisse du yen fut la répercussion de la publication de mauvais indicateurs concernant l'archipel nippon et de l'annonce du sauvetage du constructeur automobile américain Chrysler.
Le président Barack Obama a en effet annoncé le dépôt de bilan contrôlé de Chrysler et l'alliance avec le constructeur italien Fiat qui doit sauver le géant américain et élever le groupe ainsi né au 6eme rang mondial. Depuis plusieurs semaines, la rumeur d'un dépôt de bilan de Chrysler commençait a se préciser, attisant la peur des investisseurs. Cependant, la Maison Blanche a parfaitement contrôlé le processus et l'arrivée de Sergio Marchionne qui a redressé en moins de cinq ans Fiat a rassuré les cambistes.
Cette annonce a ainsi permis une belle remontée du dollar face au yen, ce dernier étant pénalisé par la publication de mauvais indicateurs pour l'archipel nippon. En effet, la déflation a fait son retour en mars au Japon, accompagné d'une forte hausse du chômage qui a atteint son plus haut niveau en quatre ans et demi. Pour autant, les marchés n'ont que peu réagi a ces deux annonces, rassurés par les récents indicateurs sur les exportations et la production industrielle. Les investisseurs veulent en effet croire a une récession qui marque le pas.
Optimistes, les investisseurs attendent dans la journée la publication de l'indice de confiance des consommateurs américains et l'indice ISM d'activité dans l'industrie au mois d'avril. Ces deux indicateurs pourraient donner des pistes aux investisseurs du marché des changes qui cherchent désespérément des indices d'affaiblissement de la récession outre atlantique.
Revirement de tendance sur le Forex
Cette semaine sur le marché des changes fut remplie de rebondissements, entre la grippe porcine qui continue de faire des ravages, un troisieme cas ayant été récemment recensés en Israël, et le sauvetage réussi du constructeur automobile Chrysler sous la houlette du Trésor américain.
Sous le choc, les échanges ont ouvert lundi dans un climat d'incertitude palpable, les investisseurs redoutant que le scénario du SRAS ne se reproduise a grande ampleur apres la découverte de plusieurs centaines de cas de personnes atteintes par la grippe porcine, désormais appelée grippe A H1N1 par l'OMS. Ce climat a évidemment été favorable aux valeurs refuge, notamment le yen et le dollar qui se sont affichés en bonne forme face aux valeurs risquées, telles que l'euro et la livre sterling. Le peso mexicain fut la devise qui a enregistré lors des échanges de lundi le plus fort recul, réduisant presque a néant les efforts mis en oeuvre depuis des semaines par la banque centrale mexicaine pour soutenir la devise sur le marché des changes.
Cependant, une fois l'effet de surprise passé, les investisseurs du marché des changes se sont rabattus sur les fondamentaux économiques qui ont plutôt été favorables dans leur ensemble aux valeurs jugées a risque. En effet, les chiffres du PIB américain, rendu public mercredi, qui a enregistré un troisieme trimestre de contraction d'affilée et les bons indicateurs économiques pour la zone euro, dont une hausse de la confiance des chefs d'entreprise et des consommateurs de l'euroland, ont redonné gout au risque aux cambistes, ces derniers voulant définitivement croire en un retour de la croissance dans les trimestres qui viennent. Ce sentiment fut également confirmé par la réunion du Comité de Politique Monétaire de la Réserve Fédérale au cours de laquelle des mesures de retour a la normale furent esquissée.
Le meme scénario a prévalu pour l'archipel nippon. En effet, bien que la Banque du Japon ait révisé jeudi ses prévisions a la hausse concernant la récession que traverse l'archipel sur la période 2009-2010 et que la déflation a fait son retour en mars accompagnée d'une hausse du chômage a son plus haut niveau depuis pres de quatre ans et demi, les cambistes ont voulu voir des signes d'amélioration significatifs dans les récents indicateurs publiés sur les exportations et la production industrielle.
En fin de semaine, l'annonce du sauvetage réussi du constructeur automobile américain Chrysler, qui a simultanément déposé le bilan et fait alliance avec l'italien Fiat, a constitué un coup de maître du Trésor américain qui a permis au dollar d'opérer une petite remontée, notamment face au yen et face a l'euro alors que le climat sur le marché des changes favorisait plutôt les valeurs jugées a risque. Ce sauvetage, qui devrait se faire sous la houlette du dirigeant de Fiat, Sergio Marchionne, a rassuré les investisseurs qui y voient un test réussi pour le Trésor en prévision du futur sauvetage de General Motors d'ici un mois.
Le rebond des Bourses entraîne celui de l'euro
Ouvrant les échanges en Asie en hausse face au dollar, l'euro s'est ensuite inscrit en baisse apres la révision des prévisions de croissance pour la zone euro par la Commission Européenne avant de finir la séance d'aujourd'hui en hausse face a la devise américaine, emportée par le rebond des principales places financieres mondiales. De son côté, avant de fléchir en fin de séance, le dollar avait ouvert les échanges aujourd'hui en hausse face au yen, poursuivant sur sa lancée de la fin de semaine derniere.
Meme si les perspectives économiques a long terme sont contrastées pour l'archipel, l'entrée en déflation du pays a pesé sur le moral des investisseurs, favorisant une reprise du dollar.
De son côté, l'euro a largement capitalisé aujourd'hui sur le rebond des bourses mondiales, le CAC 40 enregistrant notamment une forte hausse de + 2,47% aujourd'hui. Toutefois, ce rebond fut légerement entamé par la révision a la baisse des perspectives de croissance pour la zone euro par la Commission Européenne, cette derniere tablant sur une récession estimée a 4% en 2009 et a 0,1% en 2010. Pour autant, l'euro a rapidement repris a la hausse en fin de séance, les cambistes attendant notamment avec impatience la décision de la Banque Centrale Européenne cette semaine. D'apres les analystes, Francfort devrait décider une baisse de 25 points de pourcentage. Outre cet assouplissement monétaire, des mesures d'assouplissement quantitatif destinées a relancer le crédit dans la zone euro devraient etre annoncées. Ces mesures conjuguées devraient de toute évidence inciter les cambistes a investir sur l'euro.
Enfin, les investisseurs du marché des changes attendent avec une fébrilité qui est largement perceptible depuis plusieurs séances les résultats du test de résistance mené par le Trésor américain sur les 19 principaux établissements bancaires du pays. Des groupes, tels que Citigroup et Bank of America, pourraient etre contraints de lever de nouveau des fonds afin de surmonter la crise. Ces résultats devraient donner une direction au marché sur le moyen terme.
Grande forme pour la livre sterling
Depuis hier, la livre sterling s'affiche en grande forme sur le marché des changes, les investisseurs reprenant gout pour le risque outre atlantique. Ainsi, au début des échanges européens, la devise britannique a touché un plus haut de pres de quatre mois face au dollar, s'inscrivant a 1,5096 dollar pour une livre.
De son côté, la monnaie unique européenne s'affichait en léger repli sur le marché des changes, les investisseurs attendant en fait impatiemment la journée de jeudi. Celle ci devrait etre cruciale a maints égards. En effet, la Banque Centrale Européenne devrait de nouveau baisser son principal taux directeur, portant le loyer de l'argent dans la zone euro a 1%. Pour autant, le débat qui a agité les membres du Conseil des gouverneurs il y a quelques semaines n'est pas clos, a moins que Jean Claude Trichet ne vienne mettre un terme aux hostilités. Il devrait par ailleurs annoncer des mesures d'assouplissement quantitatif destinées a relancer le crédit dans la zone euro alors que la Commission Européenne a rappelé hier que l'année en cours devrait etre particulierement difficile pour les pays membres de l'euroland.
Enfin, les investisseurs du marché des changes guettent avec impatience les résultats du test de résistance conduit par le Trésor américain. Des fuites ont déja lieu dans la presse américaine et d'apres celle ci, sur les 19 établissements concernés, pres d'une dizaine devrait etre conduits a lever des fonds dans les prochaines semaines afin de pouvoir affronter la crise du secteur de l'immobilier et la montée du chômage outre atlantique. La publication de ces résultats devraient de toute évidence donner une direction au marché alors que les devises jugées a risque ont profité depuis plusieurs séances du sentiment de sortie de crise qui dominait sur les places financieres.
Le yen profite du climat d'inquiétude
L'anxiété allait croissante aujourd'hui sur le marché des changes au fur a mesure que la séance de demain approche. Celle-ci doit etre cruciale a maints égards, d'une part a cause de la décision de la Banque Centrale Européenne d'abaisser ou non ses taux, puis, d'autre part, a cause de la publication du test de stress concernant les banques américaines.
Dans ce climat, le yen, en tant que valeur refuge accentuait son avance sur les autres devises, notamment l'euro. La monnaie unique européenne s'affichait aussi en baisse face au dollar qui profitait tout de meme moins du climat actuel sur le marché des changes que la devise nippone.
Outre la décision de la Banque Centrale Européenne d'abaisser de nouveau ses taux, pour les inscrire a 1%, la monnaie unique européenne fut handicapée par la publication des chiffres des ventes de détail du mois de mars qui ont baissé de 0,6%.
La réunion de la Banque d'Angleterre est également attendue demain, pouvant influer sur le cours de la livre sterling qui, depuis lundi, affiche de bonnes performances sur le marché des changes.
Surtout, les investisseurs du forex jetteront un oeil tres attentif aux résultats du test de stress pratiqué par le Trésor américain. Suite a des fuites dans la presse, les investisseurs savent d'ors et déja que pres d'une dizaine d'établissements bancaires outre atlantique devraient de nouveau lever des fonds pour faire face a la recrudescence du chômage et a la crise du marché de l'immobilier. D'apres une information divulguée par le Wall Street Journal, Bank of America devrait lever entre 33,9 et 35 milliards de capitaux frais supplémentaires tandis que le montant se chiffre a 10 milliards de dollars pour la banque Citigroup. Comme le prouve ces chiffres, la crise est encore loin d'etre passée et meme si la reprise approche outre atlantique, elle devrait se faire particulierement lentement.
< L'Affaire Madoff >
La chute des marchés financiers a la fin de l'année 2008 a mis a jour un scandale financier presque inédit, estimé a pres de 50 milliards de dollars, grâce a l'utilisation de montages de type < Ponzi >. L'affaire Madoff, du nom de cet ancien patron du Nasdaq accusé d'avoir escroqué des milliers d'investisseurs dans le monde, dont des banques de renom, a défrayé pendant des mois la chronique, les médias communiquant abondamment sur ce scandale sur fond de grave crise économique mondiale.
Il n'aura évidemment pas fallu longtemps avant que la littérature et le cinéma s'emparent du sujet. Ainsi, Hollywood a annoncé qu'un film, produit et réalisé par Edmund Druilhet, était sur les rails avec, dans le rôle principal, l'acteur Dustin Hoffman sous les traits de Bernard Madoff.
A cette occasion, de nombreux professionnels de la finance se sont penchés sur cette affaire, afin de l'expliquer et d'en tirer des conséquences. C'est notamment ce qu'a voulu faire l'analyste financier Amir Weitmann, auteur du livre < L'Affaire Madoff > dont la sortie en France est prévue aujourd'hui.
1.Bonjour Amir Weitmann, vous etes l'auteur de "L'Affaire Madoff", un livre qui retrace certainement l'une des plus grandes escroqueries de notre siecle, et dont vous avez fait récemment la promotion lors d'un chat sur le site du quotidien < L'Express >. Pourriez-vous en préambule nous dire quelques mots sur votre parcours?
J'ai grandi a Geneve ou j'ai fait toutes mes études jusqu'a l'obtention de ma licence en relations internationales a l'Institut Universitaire de Hautes Internationales (HEI). Je me suis ensuite établi en Israël ou j'ai également fait une maîtrise en relations internationales.
Par la suite, j'ai commencé a travailler en créant une société de commerce en ligne avant de me lancer plus tard dans la finance, apres avoir aussi fait un intervalle journalistique. J'ai donc obtenu la licence d'Etat de gestionnaire de portefeuille avant de travailler pour la société Recanati-Inbar pendant pres de deux ans. Je me suis mis ensuite a mon compte et j'ai commencé a travailler il y a deux ans dans le domaine des hedge funds, les fonds alternatifs, dans l'analyse et la vente.
2. Comment avez-vous procédé pour la rédaction de ce livre?
J'ai mené une enquete surtout dans le milieu de la finance et de la banque en parlant avec un grand nombre de personnes ayant été exposées a Madoff et a ses vendeurs, les fameux feeder funds. Je tiens a souligner que tous sont des professionnels de premier rang, des spécialistes dans le domaine de la gestion de portefeuille et/ou de la gestion alternative. J'ai également eu acces a un certain nombre de ses victimes privées, le plus souvent des personnes tres fortunées. Bien entendu, j'ai aussi épluché la presse pour obtenir de l'information générale.
3. Etant donné que de nombreux autres ouvrages sont également en cours de rédaction sur le sujet, pourriez-vous nous dire en quoi votre approche est originale?
Mon approche prend le contre-pied de beaucoup de choses que l'on peut entendre dans les médias sur l'affaire Madoff. Les investisseurs professionnels y sont souvent présentés comme étant tombés dans le piege de Madoff par cupidité, incompétence ou par un mélange des deux. Je démontre que la réalité est en fait beaucoup plus complexe. Madoff se révele dans sa fraude comme étant un maître-escroc qui a mis en place une stratégie phénoménale et crédible, meme si elle soulevait des questions, sans aucun doute.
4. Au final, a quoi résumeriez-vous l'affaire Madoff?
L'affaire Madoff est a mon sens tout a fait fascinante. Outre la révélation d'une personnalité exceptionnelle par sa malfaisance, elle dévoile des aspects passionnants de la personnalité et de la psychologie humaine ainsi que de ses attentes de la finance et de la vie. L'affaire Madoff est un miroir de notre société et du fonctionnement du monde de la finance. Dans ce sens, elle nous touche tous et doit nous interpeler. En l'étudiant, on apprend beaucoup sur nous-memes, en fait.
Poursuite du renforcement du real brésilien
Alors que la crise jette encore un vent d'incertitude en Europe et aux Etats-Unis, la remontée constante de la bourse de Sao Paulo et le renforcement du real brésilien face au dollar semblent plaider en faveur d'une sortie de crise au Brésil.
Depuis le début de l'année, le principal indicateur de la bourse de Sao Paulo, l'ibovespa a cumulé des gains de 35% alors qu'en 2008 il a accusé des pertes estimées a 41%. De son côté, la devise brésilienne, le real, qui s'est déprécié de 23% au cours de l'année derniere face a la devise américaine a déja regagné 9,57% depuis le mois de janvier.
Cette sortie de crise, qui semble se confirmer au Brésil, est largement le résultat de la relance de la consommation en Chine qui a provoqué une hausse du prix des matieres premieres et donc largement profité au brésil. Le dollar australien a également un peu profité de ce phénomene tout comme le rand sud africain, qui reste toutefois assez faible sur le marché des changes.
Enfin, peu avant la décision de la Banque Centrale Européenne d'abaisser son taux a 1%, la monnaie unique européenne s'affichait en baisse sur le marché des changes, la tension étant montée d'un cran. Jean Claude Trichet a annoncé que le taux du loyer de l'argent dans la zone euro semble etre < approprié >, n'excluant toutefois pas de nouvelles baisses de taux a l'avenir. Au menu de la conférence de presse donnée par le gouverneur de la banque centrale européenne, il y avait également la question des mesures d'assouplissement quantitatifs visant a stimuler l'économie encore fragile de la zone euro. Ainsi, la banque centrale s'est mise d'accord sur l'achat d'obligations sécurisées en euro, y consacrant pres de 60 milliards d'euros.
FOREX est l’abréviation de FOReign EXchange – qui signifie marché des changes ou encore marché des devises. Le FOREX est le marché où les monnaies sont vendues, achetées, sous forme de parités. Sur le marché du Forex, toutes les monnaies sont échangées en temps réel, 24h/24h, 7J/7J. Le Forex est depuis quelques années ouvert aux particuliers, simples investisseurs voulant diversifier leurs placements ou purs spéculateurs. L'acces au marché des changes pour les particuliers est offert grâce aux brokers du forex.
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