Bulletin du matin: L'aversion au risque diminue, l’Asie plus optimiste par rapport aux rapports de l’Australie et du Japon. Nouveautés : Asie: L'équité su l’indice majeur est essentiellement positive, et soutenue par des données australiennes et japonaises. Zone euro de la dette: Succès des adjudications d'obligations de la Pologne et du Portugal. Irlande: La banque anglo-irlandais à être divisée. US FED: Le Beige Book porte un ton plus doux sur l'économie. Canada: BdC soulève ses taux directeur de 25 pb. Aujourd’hui :
Taux en Asie et indices : EURUSD: 1,2742 à 1,2665. USDCHF: 1,0153 à 1,0102. GBPUSD: 1,5478 à 1,5400. EURJPY: 106,96 à 105,97. USD / JPY: 84,03 à 83,61. DowJones: 10'387 0,01 0,45% NASDAQ: 2'228 0,87 +0,9% S & P 500: 1'098 0,87 0,64% Nikkei: 9'098 0,39 0,82% Shanghai: 2'656 0,35 -1,44% Or: 1'256 $ 0,80 Pétrole brut: 74,82 $ Commentaires: En Asie, les indices boursiers majeurs ont été plutôt positifs aujourd'hui, vu que l’aversion au risque s’est légèrement assouplies grâce à une évolution sur l’emploi en Australie et un taux de chômage meilleures que prévus. Même au Japon, une amélioration des entreprises de fabrication a eu lieu, pour le 3e trimestre de cette année, même si on s'est inquiété du 4ème trimestre en raison de la hausse du Yen.
Plus tôt, dans la zone euro, les adjudications d'obligations du Portugal et la Pologne conclus avec succès, ont également atténués les préoccupations sur dette. En outre, la décision prise au sujet de la banque anglo-irlandais a enlevé une partie de l'incertitude sur secteur bancaire irlandais. Les banques nationales prêtant les fonds, seront divisées en deux et leur portefeuille de prêt seront progressivement réduits. Les prêts seront transférés à une banque en recouvrement d'avoirs alors que les dépôts seront mis dans une banque de dépôt soutenues par le gouvernement.
Le beige book de la Fed a apporté un ton plus doux sur l'économie et les officiels ont remarqué des «signes de décélération généralisés», même si ils ont aussi noté des signes de croissance continue.
La BdC a soulevé la politique de taux de 25 pb. Les commentaires au sujet de la croissance nationale et internationale qui ont suivi ont été encore prudents sur le dos de l'incertitude, mais étaient probablement moins négatifs que ce à quoi on s’attendait.
L'EUR / USD tradé dans une fourchette de 1,2665 à 1,2742 ce matin. La monnaie unique d'abord préserve un certain soutien, mais cède à la pression de vente plus tard dans la matinée.
Certains événements sur le dossier économique, attendus au courant de la journée ,pourrait fournir plus de direction. La BCE publie son rapport mensuel à 10:00 CET, il y aura aussi une décision sue les taux d'intérêt de la BoE 13:00 CET, et la revendication des chiffres du chômage aux États-Unis à 14:30 CET.
L'euro perdait du terrain jeudi face au dollar, passant sous la barre des 1,27 dollar, alors que le marché s'inquiète des derniers chiffres grecs et attend ceux sur l'emploi aux Etats-Unis, selon les courtiers.
Vers 06H00 GMT (08H00 à Paris), l'euro valait 1,2693 dollar contre 1,2718 mercredi soir.
Face à la monnaie nippone, l'euro reculait également à 106,18 yens contre 106,73 la veille, comme le dollar à 83,65 yens contre 83,92 mercredi soir.
L'humeur du marché était néanmoins plus légère après le succès d'une émission obligataire au Portugal, selon les courtiers.
Les investisseurs ont apprécié que ce pays, l'un des pays du Sud de la zone euro qui inquiètent les marchés par l'ampleur de leurs déficits publics, lève 1,039 milliard d'euros en obligations à trois et onze ans. L'opération a enregistré une demande supérieure à l'offre.
Ils restaient néanmoins préoccupés par l'enquête mardi du Wall Street Journal qui mettait en question les critères employés pour tester la résistance des banques européennes.
De plus, les chiffres du PIB de la Grèce au deuxième trimestre, publiés mercredi, font craindre que ce pays, frappé par une crise financière sans précédent, ne puisse parvenir à ses objectifs de réduction de dette, selon les courtiers.
Le marché était également légèrement refroidi par la publication du Livre beige de la banque centrale américaine (Fed), qui a relevé une "profusion" de signes de ralentissement de l'activité aux Etats-Unis.
Les investisseurs attendaient ce jeudi les chiffres des demandes hebdomadaires d'allocations chômage dans ce pays.
Pour Satoshi Tate, de Mizuho Corporate Bank, les ventes de dollars pourraient s'intensifier si ces chiffres se révélaient plus mauvais que prévu.
L'analyste a néanmoins indiqué au Dow Jones Newswires que l'affaiblissement du billet vert pouvait être limité, les investisseurs restant prudents face à la possibilité d'une intervention des autorités japonaises pour contrer la hausse du yen.
Le ministre japonais des Finances, Yoshihiko Noda, a évoqué jeudi l'idée d'intervention sur le marché. "Nous effectuons diverses simulations", a-t-il dit devant une commission parlementaire.
Le gouvernement prendra "des mesures déterminantes nécessaires en temps voulu", ces dernières "incluant naturellement l'option d'une intervention directe sur le marché des changes", a-t-il ajouté.
Le gouvernement n'a pas agi de la sorte pour faire baisser le yen depuis mars 2004.
Peu après 06H00 GMT, la devise helvétique progressait face à l'euro à 1,2831 franc suisse pour un euro ainsi que face au dollar, à 1,0109 franc.
La livre britannique restait quasi inchangée face à l'euro à 82,16 pence pour un euro, mais baissait face au billet vert à 1,5449 dollar.
▪ Nous attendons. Les investisseurs sagaces passent 90% de leur temps à attendre que quelque chose se produise. Les 10% restants, ils sont pris par surprise lorsque quelque chose finit par arriver.
A la Chronique Agora, nous attendons encore le raz-de-marée... la grande vague de ventes... la phase baissière finale du marché baissier entamée en janvier 2000. Le Dow devrait passer sous les 7 000 points. La plupart des matières premières devraient baisser... ainsi que les oeuvres d'art, les objets de collection et les coûts de main-d'oeuvre. L'immobilier américain devrait encore perdre entre 10% et 30% de sa valeur. Même l'or devrait baisser...
... ou peut-être pas.
Comment savons-nous que cette baisse boursière arrive, demandez-vous ?
Nous ne le savons pas. Mais elle est trop probable pour être ignorée.
"Les valorisations boursières ont atteint leur dernier plancher au milieu des années 70. Elles ont passé les dix années suivantes ou presque à se balader", déclarait hier un professionnel de l'investissement. Notre ami londonien dirige une société indépendante de recherches en investissement depuis près de 30 ans.
"C'est si compliqué", a-t-il continué, "et l'inflation fausse le paysage. Mieux vaut probablement y réfléchir en termes d'or. L'or est la seule véritable devise. Et les marchés baissiers sont, fondamentalement, un ajustement entre la devise et les actions. Parfois, les gens sont pleins d'espoir et veulent la hausse des actions. D'autres fois, ils sont craintifs et veulent la protection des liquidités. L'ajustement peut se faire dans les deux directions -- soit par une augmentation du prix de la devise, soit par une réduction du prix des actions".
Au plus haut du ratio, en 1998, il fallait 43 onces d'or pour acheter une seule unité du Dow -- c'est-à-dire une action de chacune des entreprises composant l'indice. Et cette année-là, les investisseurs ont vraiment perdu l'esprit. Ils ont pensé que les ordinateurs et la communication moderne créaient un monde meilleur où les anciennes règles n'avaient plus cours. "Cette fois-ci, c'est différent", ont-ils dit -- et ils ont payé de jolies sommes pour acquérir les titres d'entreprises n'ayant ni revenus ni historique solide, et dont les business plans tenaient plus du rêve que de la réalité. Depuis, l'optimisme des investisseurs a pris une volée de bois vert. Par le krach du Nasdaq, le désastre du 11 septembre 2001, Bush II, l'ouragan Katrina, l'Irak, l'Afghanistan, la gigantesque bulle de 2005-2007... les subprime, un autre krach boursier, le chômage à 10%, Lehman Bros., Obama, et ainsi de suite. Le ratio or/actions est déjà repassé sous les 10. Mais il a encore beaucoup de chemin à parcourir. Au plancher, l'or et le Dow tendent à s'échanger à un ratio de deux pour un... voire un pour un.
Où trouverons-nous le point bas de ce marché ?
"Eh bien, peut-être que si l'or passait à 3 000 $, et que le Dow chutait à 6 000, nous serions à un plancher", a continué notre sage de Londres. "Et on parlerait là potentiellement de cinq à dix années supplémentaires sans rendements positifs pour l'investisseur boursier moyen".
Nous ne sommes pas assez sage pour savoir ce qui se produira. Et nous ne sommes pas assez idiot pour penser que nous le savons. Mais inutile de pousser l'analyse très loin : un marché haussier fait grimper les prix. Un marché baissier les fait chuter. Un marché baissier a commencé en janvier 2000. Le gros risque, c'est que le marché baissier n'ait pas fini son oeuvre... que les actions, l'immobilier, les matières premières, etc. n'aient pas encore atteint leurs ultimes planchers pour ce cycle. Le danger d'un nouveau plus bas majeur est élevé. Les investisseurs devraient prendre garde.
Donc nous attendons. Nous détenons de l'or. Le métal jaune n'est pas la seule forme de monnaie, mais c'est la meilleure. Et il prend de plus en plus de valeur à mesure que les gens cherchent à se protéger contre le marché baissier... et contre d'autres formes de "monnaies".
Si nous avons raison, à un moment ou à un autre dans l'avenir, la crainte des investisseurs atteindra son apogée. La valeur de la monnaie sera au plus haut. Les actifs comme les actions et les maisons seront au plus bas. Il sera alors temps de renverser la transaction...
Mais attendez une minute. Il y a déjà de bonnes affaires à faire sur les entreprises américaines en ce moment. La dernière fois que nous avons vérifié, des dividendes de plus de 5% étaient déjà disponibles sur de très grands noms de la cote US -- Altria, Eli Lilly, Reynolds, Diamond Offshore Drilling...
Eh bien, oui... il y a de bonnes affaires.
Mais si nous avons raison, des affaires encore meilleures sont à venir.
▪ La semaine dernière à Paris a été aussi merveilleuse qu'affreuse. Comme nous étions seul, nous avons revu de vieux amis. Nous avons dîné en terrasse dans des quartiers que nous n'avions encore jamais vus. Et durant le week-end, nous avons fait une chose que nous n'avions plus faite depuis des années -- rien. Nous nous sommes promené dans les rues, et nous avons profité du soleil tiède de la fin de l'été.
Mais la semaine a été sombre. Nous étions au chevet d'une malade. L'une de nos collègues et amies était mourante. Elle avait la trentaine... jeune et belle, avec deux enfants en bas âge. Cela semblait impossible -- pas à notre époque de miracles médicaux. Mais la première vague de traitements n'avait pas arrêté le cancer. Pas plus que la deuxième, ni la troisième. Personne ne voulait croire ce qui était en train de se passer... encore moins la patiente elle-même... jusqu'à ce que la fin soit proche.
Nous sommes allé la voir à l'hôpital. Elle avait perdu tous ses cheveux, et beaucoup de poids. Mais son visage était plus beau que jamais... sa peau si claire et si fine qu'on aurait dit qu'elle était déjà parmi les anges.
"Qu'en pensez-vous", a-t-elle demandé. "Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ? Pourquoi est-ce que ça m'arrive ?"
Que pouvions-nous répondre ?
"Je ne sais pas... Les choses arrivent. On ne sait pas pourquoi".
Bulletin du matin: Les doutes sur la stabilité financière détériorent à nouveau le soutien à l'euro .
Nouveautés : EURO: L’Euro avec une paerte de 90 pips basé sur le rapport du journal de Wall Street , alléguant la faiblesse des stress tests France: Les travailleurs en grève aujourd'hui sur la réforme des retraites BoJ: Taux inchangés laissés comme prévu, aucune nouvelle impulsion est annoncée Australie: Julia Gillard parvient à obtenir la sécurité du gouvernement de justesse RBA: Taux inchangés, les commentaires ont cependant manqué d'impressionner les marchés États-Unis: le président Obama dévoile un plan pour stimuler l'emploi 50Bln
Aujourd'hui:
Taux en Asie et indices: EURUSD: 1,2876 à 1,2781. USDCHF: 1,0130 à 1,0086. GBPUSD: 1.5421 à 1.5353. EURJPY: 108,47 à 107,30. USD / JPY: 84,26 à 83,83. DowJones: n / a NASDAQ: n / a S & P 500: N / A Nikkei: 9'226 0,0 -0,81% Shanghai: 2'695 0,71 -0,02% Or: 1'251 $ 0,1 Pétrole brut: 73,73 $
Commentaires: L'Euro de croisement pendant la nuit - perte de près de 90 pips en 2 heures. Des rapports publiés par le journal de Wall Street ravive des doutes sur la viabilité des stress tests Européens . Le dossier économique d'hier n'était pas très occupé, laissant le sentiment de diriger les marchés. Cependant, avec l'élan de l'appétit au risque qui remonte à la masse salariale non agricole des États-Unis vendredi , ce rapport a frappé le marché à un moment ou l’appétit au risque avait perdu de sa force.
Avec les marchés américains fermés pour la fête du Travail, le Trading de la paire EUR / USD était limité hier.
En France, les travailleurs sont dans les rues pour protester contre les perturbations du gouvernement sur la réforme des retraites. Des perturbations importantes sont prévues à travers le pays. Ces questions politiques ont tendance à peser négativement sur le soutien euro.
En l'absence de direction à partir de marchés de États-Unis, le commerce asiatique était très indécis, mais à la fin, il semble que la négativité l'a emporté. La Banque du Japon a maintenu des taux d'intérêt inchangé à 0,1% lors de sa réunion mensuelle, elle n’a offert aucune incitation politique et a souligné l'incertitude sur les perspectives économiques américaines.
En Australie, la ministre travailliste Julia Gillard parvient à obtenir un gouvernement minoritaire avec la majorité d'un seul siège. Avec l’appui de quatre députés du travail, il n’y a toujours aucune garantie sur l'emploi.
▪ La remontée de 500 points du Dow Jones du 31 août au 3 septembre présente plus que de troublantes similitudes avec les rebonds explosifs du 8 au 15 juin puis du 6 au 13 juillet dernier (qui s'étaient soldés par des écarts de +600 et +700 points en une poignée de séances).
Les investisseurs américains ne manqueront pas de constater -- puisqu'ils disposaient de trois jours pour faire le point, en ce long week-end de Labor Day -- que le compte n'y est pas tout à fait. Il manque une centaine de points pour que le Dow égale les deux rebonds évoqués ci-dessus.
Cela pourrait nous valoir une nouvelle progression de Wall Street au cours des prochaines heures sans qu'il soit nécessaire d'invoquer à nouveau des chiffres "moins mauvais que prévus" (en continuant d'ignorer superbement les mauvais). Les vagues d'euphorie ne cessent de succéder à des accès de déprime tout aussi radicaux -- sans qu'une véritable logique d'investisseur moyen terme ne parvienne à se dégager, ni même s'exprimer.
La seule véritable logique qui s'impose est archi-court termiste. Elle consiste à se précipiter pour agir dès qu'un mouvement de cours s'amorce, sans remettre en cause les raisons ou les conditions techniques sous-jacentes.
Ceci explique un manque de participation (faiblesse des volumes) : tout va beaucoup trop vite pour que les gérants n'ayant pas succombé au "tout indiciel" -- les ordinateurs s'en sortent dans ce cas bien mieux que les hommes -- suivent le mouvement.
De plus, la (grosse) ficelle des contrepieds systématiques et savamment orchestrés commence à être un peu usée. Beaucoup de traders ont bien compris qu'adhérer à un consensus haussier ou baissier, c'est s'exposer immanquablement à perdre de l'argent.
▪ Les meilleurs traders se targuent de ne surtout rien penser du marché, de la conjoncture, du climat social. Idem pour les pénuries de céréales qui déclenchent actuellement de nouvelles émeutes de la faim dans les pays les plus déshérités d'Asie ou d'Afrique.
Les spécialistes des soft commodities (blé, maïs, soja, riz...) observent que par ailleurs, les cours sont tendus du fait de l'interdiction d'exporter le blé russe édictée par Vladimir Poutine (un oukase valable jusqu'en 2011). Toutefois, ils n'atteignent pas les niveaux record observés au début de l'année 2008 : il y a une explication... mais elle fait froid dans le dos.
Entre sécheresses au nord et inondations au sud du continent asiatique, l'année 2010 pourrait se solder par un déficit de production céréalière plus sévère qu'en 2007. Mais s'il y a moins de blé sur le marché, il y a également moins d'acheteurs potentiels car certains pays, durement frappés par la crise, ne sont pas solvables, ou beaucoup moins qu'en 2008 !
C'est également une occasion de toucher du doigt à quel point la croissance des années 2004/2007 fut inégalitaire, y compris parmi les pays producteurs de matières premières. On peut également constater de quelle façon la crise de 2008 a accru les difficultés des pays débiteurs qui n'ont pas la chance de pouvoir imprimer des dollars à volonté avec la certitude de trouver des créanciers peu sourcilleux comme la Chine ou le Japon.
▪ Car le Japon demeure -- quelles que soient ses propres difficultés et le niveau astronomique de sa dette publique -- le premier acheteur de bons du Trésor américains. Un titre à notre avis peu enviable, que la Chine s'efforce, bien malgré elle, de lui ravir depuis des années.
Quand nous entendons des spécialistes du marché des changes nous présenter le yen comme la devise de réserve de l'année 2010 (c'est difficilement contestable vu son parcours haussier face au dollar et à l'euro depuis le 1er janvier), nous ne pouvons nous empêcher d'écarquiller les yeux. Notre préférence allait nettement au real brésilien, au dollar canadien ou au dollar australien, mais nous n'avons pas d'autre choix que de nous incliner devant les évidences.
En revanche, nous restons convaincu que l'envolée de 15% du yen ces huit derniers mois ne résulte pas à proprement parler d'un choix mais d'un arbitrage au détriment du dollar... dont nul ne devrait songer à se réjouir. Les Japonais sont les premiers à déplorer ce phénomène -- mais ils s'avèrent totalement impuissants à l'enrayer : ils récoltent d'une certaine façon ce qu'ils ont semé depuis la fin des années 90.
La Banque centrale nippone a en effet largement encouragé l'affaiblissement du yen face au dollar -- ce qui a engendré le mécanisme bien connu du carry trade. Elle n'a pas changé de tactique ces cinq ou six dernières années car son principal concurrent à l'exportation, c'est-à-dire la Chine, avait arrimé justement sa devise au billet vert.
Pékin ne pouvait que se réjouir de son surcroît de pouvoir d'achat chaque fois qu'il était nécessaire de "faire ses courses" dans l'Archipel -- ce qui reste plus commode que d'importer en masse des produits industriels en provenance d'Allemagne.
▪ Le Japon a en outre alimenté -- sciemment -- la bulle spéculative sur les dérivés de crédit américains en procurant à Wall Street la liquidité dont elle avait besoin. Plus les spéculateurs gagnaient de l'argent facilement sur les CDO, ABS, RMBS et autres pièges à gogo... plus il était tentant d'emprunter du yen à 0% (ou 0,25% pour être précis) afin de s'en aller dégager des rendements canons outre-Atlantique.
Mais il existe une dure loi qui ne souffre pas d'exception : ce qui a été emprunté doit un jour ou l'autre être remboursé. La seule alternative, c'est la faillite puis l'éviction de l'échiquier économique.
Des milliers de milliards de yens ont été vendus à découvert. Le seul moyen qu'ils ne soient pas rachetés en masse -- comme nous l'observons actuellement -- serait que les spéculateurs découvrent de nouveaux gisements de profits "sans risques" qui les amèneraient à arbitrer le dollar en faveur d'une autre devise, tout en demeurant emprunteurs auprès du système bancaire nippon... mais ce miracle ne semble pas près de se produire.
▪ Le seul pays qui pourrait constituer cet Eldorado, avec une profondeur de marché des changes comparable, c'est la Chine (qui vient de ravir au Japon sa deuxième place mondiale en termes de PIB)... mais sa monnaie demeure hélas, et pour longtemps encore, inconvertible !
Telle que nous voyons évoluer la situation, le dollar n'a pas fini de baisser : c'est une situation dont beaucoup de pays s'empresseraient de profiter pour redresser leur balance commerciale et alléger le fardeau de leur dette. Malheureusement, les Etats-Unis n'ont pas grand-chose à exporter, sinon des iPads ou des iPhones (dont le succès ne se dément pas) mais qui sont comme par hasard... fabriqués en Chine !
Le succès d'Apple fait d'ailleurs rentrer toujours plus de dollars en Chine. Et cette dernière ne sait que plus que faire des billets verts, qui constituent les deux tiers de ses réserves d'après un communiqué datant de ce week-end -- sinon les arbitrer justement en faveur du yen pour diversifier ses réserves de change. Avec un volume de 5% (tout juste comparable à la livre sterling), il demeure largement sous-représenté compte tenu de l'intensité des échanges commerciaux entre les deux empires (du Milieu et du Soleil Levant).
Nous voyons mal Pékin changer de stratégie au milieu du gué, ce qui augmente sérieusement le risque de voir la hausse du yen noyer les espoirs de hausse de Wall Street cet automne.
Les chiffres du chômage américain ont été publiés et curieusement, leurs effets ont été moins importants que les annonces antérieures. L’accueil qui leur a été réservé par les investisseurs a été limité, en contraste avec les spéculations qui s’étaient propagées sur les marchés avant leurs annonces. Ces données ont été éclipsées par des statistiques encourageantes dans le reste du monde, notamment en provenance d’Australie et de Chine. Ces chiffres de bon augure pour l’économie globale ont entraîné les bourses à la hausse cette semaine, tandis que les cambistes ont retrouvé de l’intérêt pour les devises plus risquées. Il semble que les craintes de contagion d’un ralentissement de la croissance américaine à l’économie mondiale aient été exagérées. Par conséquent, les investisseurs ont retrouvé de l’intérêt pour les marchés mondiaux.
La semaine prochaine, cette tendance pourrait se poursuivre, dans la mesure où l’actualité économique américaine sera peu chargée, tandis que la Chine, l'Australie et le Canada publieront des indicateurs-clés. Si les données macroéconomiques de ces pays continuent d’insuffler de l'optimisme, le dollar pourrait rester sur la défensive.
EUR
L'euro a retrouvé la confiance des investisseurs, la semaine dernière, après que le gouverneur de la Banque Centrale Européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, ait tenu des propos optimistes à l'égard de l'Union Européenne, écartant le risque d'une double récession, et relevant dans le même temps les perspectives de croissance en 2010 de 1,0% à 1,6%. Cette révision à la hausse est notamment liée à la performance des exportations allemandes. Par ailleurs, la BCE a décidé de maintenir ses facilités de prêts inchangées pour stabiliser les conditions de crédit dans la région. En réaction, la paire EURUSD s’est reprise sur les marchés, pour s’éloigner de ses plus bas de 1,2625. En outre, l'EURGBP qui évoluait dans une bande de trading comprise entre 0,8150 à 0,8250 a finalement cassé à la hausse la barre des 0,8300, à la faveur du report des investisseurs de la livre vers l’euro.
Cette semaine, les cambistes suivront avec attention la publication mardi des commandes à l'industrie allemande. L’Allemagne étant actuellement la locomotive de la croissance européenne, l'impact de cet indicateur sur l’euro devrait être supérieur à la normale.
GBP
Lundi dernier était férié au Royaume-Uni, ce qui a fixé l’ambiance pour le reste de la semaine, atone et marquée par des indicateurs économiques qui l’un après l’autre se sont avérés mitigés. Dans l’ordre, les prêts accordés aux particuliers, les indicateurs de confiance dans l’industrie et dans les services, ainsi que l’évolution des prix immobiliers se sont tous révélés décevants. Dans ce contexte, la paire GBPUSD est restée sur la défensive toute la semaine et a limité ses pertes grâce au retour de l’appétit pour le risque sur les marchés. La semaine prochaine, la Banque d'Angleterre (BoE) tiendra jeudi son comité de politique monétaire.
Elle devrait laisser ses taux d’intérêt inchangés ; néanmoins les investisseurs seront à l'affût de toute nouvelle mesure d'assouplissement quantitatif, en raison de la faiblesse des derniers indicateurs économiques. La volatilité devrait rester élevée sur la livre sterling, à la mesure du dilemme auquel est confrontée la BoE. Si elle maintient sa politique monétaire inchangée, elle pourrait être taxée de ne pas en faire assez, ce qui pourrait affaiblir la livre. À l’inverse, la réactivation des mesures d’assouplissement quantitatif pourrait être considérée comme inflationniste.
JPY
Le yen continue de maintenir ses gains, et se maintient en vol stationnaire au-dessus du marché des changes. Il reste insensible aux dernières mesures prises par la Banque du Japon (BoJ) visant à freiner son affermissement. Néanmoins, les cambistes semblent juger insuffisantes les dernières décisions prises par la BoJ. En outre, les indicateurs économiques récents ainsi que les résultats des entreprises ont indiqué que les ventes à l'exportation étaient restées bonnes en dépit de l'appréciation du yen.
Cette semaine, en l’absence d’intervention de la part des autorités japonaises, la paire USDJPY devrait continuer d’évoluer proche de son plus bas de 15 ans.
▪ Voici quelque chose qui vous intéressera peut-être, cher lecteur. Devinez qui s'en sortait mieux à ce stade de la crise : l'investisseur de la Grande Dépression, ou l'investisseur actuel ?
Eh bien nous n'avons pas fait le calcul nous-même, mais nous avons entendu de deux sources différentes que si l'on tient compte de l'inflation et des dividendes réinvestis, les investisseurs de la Grande Dépression avaient une longueur d'avance. Ce sont les dividendes qui font la différence. Dans les années 30, les entreprises versaient de substantiels dividendes. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
Mais les investisseurs ont appris mercredi que l'activité manufacturière reprenait un peu aux Etats-Unis. Après tant de mauvaises nouvelles pendant si longtemps, ils n'avaient pas besoin de plus ; ils sont repassés en mode "risque".
M. le Marché nous fait attendre. Mais attendre quoi ?
Nous pensons que les actions vont baisser jusqu'à finalement atteindre leur plancher ultime. Nous avons vu une estimation qui mettait ledit plancher sept ans dans le futur. Mais qui sait ? Tout ce dont nous sommes certain, c'est qu'on n'y est pas encore. Et dans la mesure où il doit arriver tôt ou tard, nous en concluons qu'il doit être devant nous... parce qu'il n'est pas derrière nous.
Puisqu'un plancher encore plus bas nous attend, nous ne voyons aucune raison d'investir en actions. Les probabilités sont contre nous. De toute façon, pourquoi se dépêcher ? Les bonnes entreprises seront encore là dans sept ans. Et les mauvaises ? Eh bien, nous ne voulions pas y investir...
▪ Mais où... comment... allons-nous gagner de l'argent dans les sept prochaines années ? C'est une excellente question, cher lecteur. Nous sommes ravi que vous l'ayez posée.
Est-ce que vous avez une bonne réponse ? Pourvu que oui, parce que ce n'est pas notre cas.
Le seul marché haussier fiable des 10 dernières années concernait l'or. Le métal jaune a perdu un peu de terrain cette semaine -- à 14 $ plus bas que son sommet historique. Ce qui signifie que tandis que nous observions Bernanke, Jackson Hole et les actions, l'or a grimpé en toute discrétion...
... les actions baissent, les actions montent -- et l'or continue de grimper...
... reprise, pas de reprise -- l'or continue de grimper...
... inflation, déflation -- l'or continue de grimper...
Est-ce que vous commencez à voir un schéma ?
Oui, l'or est dans un marché haussier. Il grimpe suite aux mauvaises nouvelles. Il grimpe quand il n'y a pas de nouvelles du tout.
Et si nous avons raison sur la manière dont se terminera cette période de Grande Correction, le prix de l'or en dollar devrait grimper bien plus encore.
Voici la chose à retenir. L'or est une devise. Vous pouvez l'utiliser pour acheter des choses. En termes de ce que l'or peut acheter, il ne nous semble pas sous-évalué. Beaucoup de choses ont été écrites sur le sujet. Mais pour autant que nous puissions en juger, l'or est désormais au juste prix.
Allez-y, achetez-en autant que vous voulez. C'est une bonne manière d'entretenir votre richesse et de la protéger contre les calamités monétaires et économiques qui arrivent sans aucun doute. Si vous espérez gagner beaucoup d'argent grâce à lui, vous y arriverez probablement. Lorsque la Fed de Bernanke, perdra le contrôle -- ce qui arrivera -- et lorsque le grand public montera à bord du train aurifère -- ce qu'il fera --, les spéculateurs gagneront probablement beaucoup d'argent sur l'or.
Nous sommes fanatique de l'or depuis 30 ans. Les deux tiers de ce temps ont été parfaitement misérables, difficiles et humiliants. Seules les 10 dernières années ont été gratifiantes. Nous pensons que les 10 prochaines seront encore plus gratifiantes.
Mais la gratification est différente, désormais. Elle est spéculative, plutôt qu'inhérente. Lorsque nous avons acheté de l'or en 1999, nous achetions un actif sous-évalué. Nous achetions une véritable devise, mais bon marché. Le gain a été fait dès l'achat.
L'or est à présent bien valorisé. Il reste un bon moyen d'épargner. Mais nous ne pouvons nous attendre à faire des gains en attendant que le métal revienne à la moyenne. Il y est déjà. L'or est désormais une spéculation.
Un petit mot d'avertissement : nous n'avons pas encore vu la baisse massive que nous attendions sur les marchés financiers. Le Dow n'a pas encore chuté à 5 000 points. Les lumières sont encore allumées dans des banques qui auraient dû faire faillite il y a des mois. Le public croit encore qu'un nouveau programme de "relance" pourrait retourner la situation. Les grands économistes pensent encore qu'ils peuvent gérer l'économie de manière à la remettre sur le chemin de la croissance et de la prospérité.
Nous n'avons pas encore atteint le plancher. De loin pas.
Lorsque ce sera le cas, le prix de l'or pourrait être substantiellement plus bas. Nous n'avons pas de problème avec ça. Nous avons acheté il y a des années. Nous sommes satisfait de nos positions aurifères ; peu nous importe si le prix chute. En fait, nous serions même ravi de voir le prix repasser sous les 1 000 $ -- nous en achèterions plus encore.
Mais spéculer sur la hausse du prix de l'or, c'est différent. Il est plus probable que les spéculateurs se feront balayer une ou deux fois avant que l'or n'atteigne son sommet final.
BULLETIN DU MATIN: le marché du Forex en attente des résultats sur l’emploi américain.
A la une : Forex : les marchés attendent la publication des créations d’emplois aux Etats-Unis Mondial : les stocks mondiaux atteignent un plus haut de deux semaines Chine : réserves de changes à 65% en Dollar Zone Euro : la BCE laisse son taux directeur inchangé à 1% Etats-Unis : augmentation des ventes de logements inattendue pour le mois de juillet et baisse des demandes d’allocations chômage Etats-Unis : rapport sur l’emploi à 14h30 CET
Aujourd’hui :
Taux en Asie et Indices : EURUSD: 1.2835 - 1.2811. USDCHF: 1.0156 - 1.0121. GBPUSD: 1.5429 - 1.5389. EURJPY: 108.29 – 107.92. USDJPY: 84.42 – 84.17. DowJones: 10'320.10 +0.49% NASDAQ: 2'200.01 +1.06% S & P 500: 1'090.10 +0.91% Nikkei: 9’114.13 +0.57% Shanghai: 2'657.15 +0.05% Or: $ 1'253.30 Pétrole: $ 74.68
Commentaires : Les stocks on atteint hier un plus haut de deux semaines grâce aux bons résultats manufacturiers américains et chinois entrainant toujours l’Euro à la hausse. Les stocks asiatiques ont légèrement augmenté ce matin mais les gains ont été limités dans l’attente des chiffres de l’emploi américain très attendus.
L’Euro et les monnaies à haut rendement ont profité hier de l’amélioration des ventes de logements aux Etats-Unis mais aussi des publications de demandes d’allocations chômage qui ont renforcé l’appétit pour le risque avant la publication cette après midi des chiffres sur l’emploi à 14h30 CET.
Cependant, les inquiétudes sur un ralentissement aux Etats-Unis et plus globalement un ralentissement de l’économie au niveau mondial maintiennent le Yen à proximité de son plus haut sur 15 ans par rapport au Dollar américain et le Franc Suisse lui aussi prêt d’un plus haut historique face à l’Euro.
Les économistes s’attendent à une perte de 100'000 emplois pour le mois d’août, alors qu’une augmentation de 41'000 emplois est attendue dans le secteur privé. Des chiffres meilleurs que les prévisions devraient très certainement renforcer l’appétit pour le risque, mais pourraient par contre diminuer les attentes sur un nouvel assouplissement de la Fed et pourraient aussi accroitre les Bons américains et renforcer le Dollar.
Pendant ce temps, la Chine a publié un aperçu de ses réserves en devises et a confirmé qu’une grosse partie de celles-ci sont en Dollars. Un rapport publié dans le journal China Securities, citant des responsables a confirmé que les réserves de la Chine s’alignent avec la moyenne mondiale soit environ 63% en Dollars, 26% en Euros, 5% en Livre Sterling et 3% en Yen.
La Maison Blanche a annoncé jeudi que le Président Obama sera en visite en Chine à partir de samedi pour trois jours de réunions.
▪ Dans la mesure où je suis connu pour être quelque peu fanatique de l'or, beaucoup de gens m'écrivent au sujet de l'or -- mais puisque je suis un cinglé paranoïaque, je ne lis pas leurs lettres, en grande partie parce que j'ai choisi de m'appeler désormais Merveilleux Macho Grande (MMG), parce que je suis d'avis qu'un alias bien établi pourrait se révéler très pratique lorsque les prix de l'or, de l'argent-métal et du pétrole grimperont de plus en plus haut alors que l'inflation des prix à la consommation entame une trajectoire parabolique suite au fait que la méprisable Réserve fédérale a créé tant et tant et tant d'argent, spécifiquement pour que le méprisable gouvernement fédéral puisse emprunter et dépenser ce même tant et tant et tant d'argent.
Vous pouvez constater à quel point un nouveau patronyme aussi dramatique et romantique que Merveilleux Macho Grande (MMG) conviendrait parfaitement à un gars comme moi -- c'est-à-dire un gars devant bénéficier en théorie d'une future augmentation massive de richesse, selon le Parfait Portefeuille Mogambo (PPM) qui se base sur l'école autrichienne (voir Mises.org) et les derniers millénaires de l'Histoire comme Raisons Parfaitement Péremptoires (RPP) d'investir dans l'or, l'argent et le pétrole lorsque les autorités agissent si incroyablement bizarrement, comme elles le font en ce moment notamment aux Etats-Unis, où elles ont allégrement dépensé jusqu'à un déficit monstrueux se montant à 11% du PIB, tandis que la dette nationale frôle le chiffre mirobolant de 100% du PIB. Elles ont aussi permis à la Réserve fédérale de continuer à créer Tant de Bon Sang de Monnaie (TBSM) que, comme la création monétaire excessive le fait toujours, cela crée des booms et des bulles qui, de manière prévisible, inévitable, inéluctable et désastreuse, finissent par éclater, vous laissant, malheureusement, dans le pétrin.
▪ Vous voyez donc pourquoi je ne suis pas forcément d'humeur à répondre aux e-mails de gens qui, au plus profond d'eux-mêmes, supplient : "s'il vous plaît, aidez-moi, Maître Mogambo, ou Merveilleux Macho Grande, ou quel que soit votre nom cette semaine : malheureusement, je n'ai pas suivi votre superbe conseil d'acheter de l'or, de l'argent et du pétrole comme Seul Vraie Méthode (SVM) de faire des gains considérables sans avoir besoin de travailler, et j'ai maintenant besoin de l'un de vos célèbres Plans d'Investissement Secrets (PIS) pour rattraper le temps perdu, sans quoi me voilà réduite à devenir la veuve d'un riche banquier nigérian qui doit faire passer 100 millions de dollars depuis le Nigeria dans votre pays. Dans ce cas, je vous donnerai 50 millions de dollars après que vous m'ayez donné votre numéro de compte en banque et 5 000 $ en liquide pour payer divers frais, dépenses et pots-de-vin".
Hélas, je n'ai pas 5 000 $ à investir dans cette excellente opportunité de gagner 50 millions de dollars rapidement, tout comme il n'y a pas de Plans d'Investissement Secrets (PIS), même si j'ai passé toute ma vie à en chercher un.
Heureusement, acheter en permanence de l'or, de l'argent-métal et du pétrole est toujours la chose la plus intelligente à faire lorsque votre gouvernement idiot, désespéré, benêt, corrompu et à bout de ressources agit comme tous les autres gouvernements idiots, désespérés, benêts, corrompus et à bout de ressources qui ont créé trop de monnaie et se sont auto-détruits ces 4 500 dernières années.
Et si vous ne me croyez pas, peut-être écouterez-vous le célèbre Richard Russell, de la Dow Theory Letter, qui écrit : "les investisseurs se laissent parfois submerger par les mouvements quotidiens ou hebdomadaires de l'or et de l'argent-métal. Ne perdez pas votre temps et votre énergie à cela, contentez-vous d'accumuler. Devant nous se tient le plus grand transfert de richesse de l'histoire. Lorsque la poussière retombera, ceux qui détiennent de l'or feront la loi".
Et si "contentez-vous d'accumuler" semble très simple, c'est parce que c'est très simple -- c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je dis, comme je le dis toujours jusqu'à ce que vous vous lassiez de l'entendre : "youpi ! Investir, c'est facile !"
Bulletin du matin: Les annonces de l’ISM (Institute for Supply Management) augmentent l’appétit pour le risque; décision monétaire de la BCE aujourd'hui
A la une : Forex: Les données des États-Unis, meilleures qu’attendues, stimulent l'appétit pour le risque, le dollar est sur la défensive Australie: L'excédent commercial en deçà des attentes Japon: L'incertitude politique garde le risque d’intervention élevé Asie: Nikkei grimpe de 1,5%, s’éloignant d’un plus bas sur 16 mois Matières premières: Le pétrole glisse, remontée de l’or tandis que les perspectives restent sombres Zone euro: Décision de la BCE aujourd'hui, les taux devrait rester à 1%; possibilité d’étendre le soutien au prêts États-Unis: Données de l'ISM manufacturier meilleures que prévues
Aujourd’hui :
Taux en Asie & Indices: EURUSD: 1,2821 à 1,2782. USDCHF: 1,0186 à 1,0108. GBPUSD: 1,5464 à 1,5394. EURJPY: 108,26 à 107,51. USD / JPY: 84,55 à 84,08. DowJones: 10'269 0,47 2,54% NASDAQ: 2'176 0,84 2,97% S & P 500: 1'080 0,29 2,95% Nikkei: 9'062 0,84 1,52% Shanghai: 2'650 0,10 1,04% Or: 1'248 $ 0,30 Pétrole brut: 73,95 $
Commentaires : Le Dollar américain reste sur la défensive ce matin sans rattraper les pertes subies hier suite aux résultats meilleurs que prévus qui ont contribué au retour pour l’appétit pour le risque en entrainant les investisseurs loin des monnaies refuges.
Les chiffres publiés hier montrent que le secteur manufacturier des Etats-Unis a augmenté plus rapidement que prévu et que la production chinoise a été relancée en août. L’économie de l’Australie a quant à elle enregistrée la progression la plus rapide lors du second trimestre sur les trois dernières années. Toutes ces annonces ont atténué les inquiétudes des investisseurs sur l’économie mondiale.
Cette envolée des stocks, des matières premières et le retour pour l’appétit pour le risque au niveau du Forex a fait augmenter le Nikkei au Japon de 1.5% ce matin, s’éloignant largement du plus bas sur 16 mois testé la veille.
Cependant les investisseurs hésitent à prendre de nouvelles positions avant la réunion de la Banque Centrale Européenne aujourd’hui et les chiffres mensuels sur l’emploi américain demain. La BCE devrait garder son taux directeur à 1%, elle devrait aussi étendre son soutien de prêts aux banques, même si les prévisions de croissance économique sont positives. La BCE cherche en priorité à équilibrer la reprise économique à plusieurs vitesses entre les pays de la zone euro.
L'euro lâchait un peu de terrain jeudi face au billet vert après sa hausse de la veille, le dollar consolidant ses gains engendrés par la publication d'un bon indice mais perdant un peu de terrain face au yen.
Vers 06H00 GMT, l'euro s'échangeait à 1,2790 dollar contre 1,2807 dollar mercredi vers 21H00 GMT.
L'euro reculait face au yen à 107,67 yens contre 108,13 yens la veille, comme le dollar, à 84,18 yens contre 84,42 yens la veille.
Le billet vert était descendu jusqu'à 83,67 yens vers 12H00 GMT mercredi, se rapprochant d'un plus bas en quinze ans touché une semaine auparavant (83,60 yens).
Les indicateurs américains ont globalement participé à l'amélioration du moral des investisseurs, grâce à l'accélération de l'activité dans le secteur manufacturier en août, selon l'indice ISM qui est passé à 56,3 points contre 55,5% en juillet.
Toutefois, le marché a eu la mauvaise surprise de voir que l'emploi privé avait détruit 10.000 emplois nets en août, selon le cabinet ADP, un chiffre de mauvais augure avant le très attendu rapport mensuel sur l'emploi vendredi.
Les cambistes, malgré un retour à la prise de risques né des autres bons indices de mercredi, n'en oublient pas moins que les principaux événements de la semaine sont encore à venir. Mercredi, le rebond de l'activité manufacturière en Chine et les chiffres du PIB en Australie, qui a enregistré sa plus forte croissance (+1,2% au deuxième trimestre) depuis trois ans, ainsi que le recul moins important que prévu de l'indice PMI manufacturier en zone euro avaient participé au regain de moral des investisseurs.
"Le bon indice ISM avait poussé le dollar", a relevé M. Yuji Saito du Credit Agricole.
Mais, relève M. Yuichiro Harada, de chez Mizuho Corporate Bank pour Dow Jones Newswires, les exportateurs japonais vont saisir toute hausse du dollar comme une opportunité pour vendre, ce qui empêchera le dollar de regagner plus.
M. Saito en conclue que "les chances sont plus élevées maintenant" de voir les autorités japonaises vendre du yen. Le yen fort est devenu un instrument politique pour le Premier ministre Naoto Kan qui doit faire face au défi du vétéran de la politique Ichiro Ozawa qui risque de s'emparer du parti au pouvoir lors d'un vote le 14 septembre. Kan doit montrer qu'il est sérieux dans ses tentatives de faire baisser le yen pour soutenir les exportations japonaises, estime M. Saito.
Les chiffres du chômage américain vendredi seront précédés jeudi par une réunion de la Banque centrale européenne.
Le franc suisse et le yen, tout comme les cours de l'or, ont bien résisté à la baisse alors qu'ils partaient de niveaux très élevés, soulignant une certaine méfiance des cambistes.
Vers 06H00 GMT, la devise helvétique gagnait du terrain face à l'euro, à 1,2990 franc suisse pour un euro, et restait stable face au dollar, à 1,0156 franc.
La livre britannique perdait un peu en revanche face à l'euro à 83,01 pence pour un euro, et reculait un peu face au billet vert à 1,5408 dollar.
Bulletin du matin: Le président Obama annonce la fin des combats en Irak
A la une : Forex: Yen chute après être remonté prêt de son plus haut sur 15 ans suite à l’annonce du PIB australien Australie: le PIB pour le second trimestre a augmenté de 1,2 pourcents Chine: Hausse modérée des PMI Japon: Au pouvoir Ozawa s’apprête à une intervenir pour contrer la hausse du Yen États-Unis: Obama déclare la fin de la mission américaine en Irak États-Unis: L’indice de confiance des consommateurs en légère hausse en août États-Unis: La Fed prête à intervenir à nouveaux si l'économie se détériore "sensiblement"
Aujourd’hui:
Taux Asie & Indices: EURUSD: 1,2727 à 1,2663. USDCHF: 1,0182 à 1,0142. GBPUSD: 1,5418 à 1,5337. EURJPY: 107,45 à 106,58. USD / JPY: 84,58 à 84,03. DowJones: 10'014 0.72 +0.05% NASDAQ: 2'114 0,03 -0,28% S & P 500: 1'049 0,33 +0,04% Nikkei: 8'927 0,02 1,17% Shanghai: 2'620 0,44 -0,70% Or: 1'251 $ 0,70 Pétrole brut: 72,53 $
Commentaires: Le Yen a chuté ce matin après être légèrement remonté vers son plus haut sommet de 15 ans face au Dollar, après la publication des chiffres du PIB australien pour le second trimestre qui ont montré une meilleure croissance que prévu. Le PIB australien pour le second trimestre a augmenté de 1.2% par rapport au premier trimestre qui affichait une augmentation de 0.7% révisée par rapport à une première annonce de 0.5% au premier trimestre.
Les investisseurs n’ont pas tenu compte de l’intervention de la Banque du Japon en début de semaine en testant un plus haut sur 15 ans pour le Yen. Les marchés attendent donc maintenant une nouvelle intervention du Japon pour enrayer la hausse du Yen.
Le Dollar australien a bondi après la publication des chiffres du PIB, qui a affiché une croissance plus rapide que prévue. Le PIB de la Chine quant à lui montre un rebond modéré. Le Yen a donc chuté après que l’officiel, Ozawa, ait devancé le Premier ministre Kan en déclarant qu’il mettrait en place des mesures pour contrer l’ascension du Yen. L’Aussie a augmenté de 0.95% aujourd’hui à 0.8995 contre le Dollar américain et 0.98% à 75.72 contre le Yen, pendant que le Dollar a augmenté de 0.3% contre le Yen à 84.48 plus tôt ce matin.
La Fed, dans son procès-verbal publié hier, a déclaré que les perspectives pour l’économie américaine devraient se détériorer ‘sensiblement’ pour que celle-ci intervienne. La Fed a décidé de réinvestir les titres hypothécaires liés à la dette publique pour soutenir la reprise.
Le procès-verbal a souligné qu’il y a plus de risques de ralentissement de la reprise que précédemment, ce à quoi la plupart des investisseurs s’attendaient. Il a également montré un changement de la politique des prêts hypothécaires, celle-ci étant plus orientée dans un effort d’évitement de resserrement plutôt que dans un mouvement d’assouplissement. Bien que le procès-verbal s’est éloigné des précédentes craintes de déflation, le ton général resté basé sur la prudence, avec des ‘membres qui pensent généralement que les chiffres sur l’emploi et l’inflation seront en dessous des résultats espérés’.
▪ Cette journée de mardi aurait pu fort mal se terminer compte tenu d'une chute de 1,5% de Wall Street lundi soir, assortie d'un plongeon de 3,5% de la Bourse de Tokyo en tout début de matinée. Manifestement, le climat boursier semble avoir quelque peu fraîchi depuis le final incandescent du mois de juillet.
Lors de ma dernière chronique rédigée à cette époque, je m'interrogeais encore sur le risque de voir la poignée de brokers les plus influents de Wall Street nous rejouer le scénario de l'été 2009. Les gérants indiciels auraient docilement suivi une tendance haussière montée sur vérins hydrauliques, sans faire grand cas d'une série de signaux conjoncturels nous hurlant depuis le début de l'été que l'ascension des indices boursiers était totalement déconnectée de la réalité économique.
En de telles circonstances, ce paradoxe se résout tout naturellement par un concept abracadabrantesque : plus les nouvelles sont pires, plus l'avenir s'annonce radieux pour Wall Street -- en vertu de la fameuse troisième loi de Newton qui postule le principe des actions réciproques (ou "action/réaction" d'égale intensité).
Tout déboire de l'économie américaine induit donc une intervention de la Fed qui sera d'autant plus musclée et spectaculaire que le péril déflationniste apparaît important.
Ben Bernanke est le premier à reconnaître que le rythme de contraction du taux de croissance aux Etats-Unis est bien plus brutal que prévu. C'est ce qui justifie la mise en délibéré d'une nouvelle série de mesures monétaires -- probablement non-conventionnelles -- pour éviter que le scénario de reprise en "W" ne se matérialise.
La Fed ne saurait envisager que la situation puisse empirer davantage. Cependant, une majorité d'investisseurs redoute désormais que le W ne se transforme en quelque chose qui ressemble à un V, suivi d'une figure de type "racine carrée"... avec une barre horizontale se situant à proximité du niveau zéro en 2011 et 2012.
La première estimation du PIB américain fin juillet puis la forte révision à la baisse de la croissance US trois semaines plus tard accrédite ce genre d'hypothèse.
▪ Mais il n'est pas de situation de crise dont les Etats-Unis ne soient ressortis sans regonfler une bonne bulle immobilière. Ben Bernanke, qui connaît bien ses classiques, n'a pas manqué de rappeler à ses homologues réunis le week-end dernier à Jackson Hole, dans le Wyoming, que cela a fonctionné sept fois sur huit lors des plus sévères récessions observées depuis le début du XXe siècle, notamment celle de 1929 à 1932.
L'exemple le plus emblématique fut bien celui dont Bernanke lui-même a été l'une des principales chevilles ouvrières de 2003 à 2007, sous la houlette de son mentor, Mister Alan "Bubble" Greenspan. On avait alors assisté à un doublement de l'activité "crédit aux particuliers" puis du prix des logements, sur fond de titrisation galopante.
Mettez de côté l'arnaque des prêts subprime et la carambouille des CDS, et vous obtenez un scénario très comparable à celui que connaît la Chine depuis le début du XXIe siècle... sauf que l'empire du Milieu n'a pas encore subi l'effondrement d'une bulle immobilière, à l'image de ce qui se produisit au Japon à l'entame de la dernière décennie du XXe siècle.
▪ Nous n'avons cessé d'écrire que le Pays du Soleil Levant ne s'en est toujours pas remis... Toutefois, vous seriez assez surpris de découvrir à quoi ressemble aujourd'hui ce pays après 20 ans de "crise". Sitôt la folie immobilière jugulée par la camisole du tarissement du crédit, le Japon s'est lancé dans une orgie d'investissement dans les infrastructures : rien ne semblait alors trop grand, trop coûteux, trop démesuré aux yeux des dirigeants nippons.
C'est ce que j'ai pu constater au cours de la quinzaine de jours que j'ai passé à sillonner le Japon en famille.
Des autoroutes se mirent à traverser les montagnes, avec des portions où l'on compte pas moins de 40 kilomètres en tunnel et 10 kilomètres en viaducs sur une distance de 50 kilomètres.
Sur les routes secondaires, il a suffi qu'un ancien évoque un petit éboulement rocheux lors d'un violent tremblement de terre en 1954, à trois kilomètres de la sortie du village, pour que surgisse un paravalanche de deux kilomètres, doté de sa piste cyclable (séparée des voies de circulation par un rail de sécurité) et d'un incontournable distributeur automatique de boissons fraîches à chacune de ses deux extrémités.
Ce n'est que l'une des nombreuses anecdotes que je ne vais pas manquer de glisser au détour de mes prochaines chroniques.
Cela pourra compléter utilement notre réflexion économique sur le Japon si nous devons connaître de nouvelles séances où les indices boursiers occidentaux en terminent sur un score d'équilibre, comme ce fut le cas en Europe puis à Wall Street mardi soir.
▪ Les indices américains étaient encore assez nettement dans le rouge à une demi-heure de la clôture. Un coup de pouce opportuniste au cours des ultimes minutes de la séance a quand même permis au S&P 500 d'afficher un gain symbolique de 0,04% au lieu d'une perte de 0,4% (vers 21h30). Le Dow Jones a quant à lui préservé in extremis le seuil des 10 000 points au coup de cloche final (+0,05% à 10 015 points).
Globalement, le mois d'août constitue un assez parfait symétrique du mois de juillet. On enregistre une chute de 7,25% du Nasdaq, dans le sillage d'AMD et son score de -25%. Le S&P chute quant à lui de 4,8% sur le mois ; il perdait plus de 5% à l'ouverture... tout comme Paris, qui a rebondi mardi matin sur les 3 430 points pour en terminer au contact des 3 490 points, soit une performance mensuelle de -4,2%.
Retour en récession, double dip, … le vent a tourné. La Fed fait profil bas depuis la dernière révision du PIB américain.
Deux données ont fait caler la croissance :
* Les dépenses fédérales et locales ; c’est une bonne chose dans un pays surendetté.
* Les stocks et inventaires des entreprises ; c’est une très mauvaise chose. Cela signifie que les Américains se retrouvent toujours incapables de consommer sainement, c’est-à-dire sans crédit.
Mais en grattant un peu, on arrive à une évidence que nous répétons inlassablement depuis le début de la crise du crédit subprime : les chômeurs consomment peu.
Et derrière tout le blabla économique et le fatras statistique, ce sont les chiffres du chômage qui devraient être dramatiquement révisés à la hausse. Voici pourquoi.
Les statistiques sont construites pour refléter une tendance installée de prospérité, c’est-à-dire de croissance robuste. Voici deux principaux biais qui faussent les chiffres :
Le biais des naissances et décès des entreprises (Birth-Death Model) L’administration américaine qui s’occupe de collecter les données de l’emploi s’appelle le BLS ou Bureau of Labor Statistics (http://www.bls.gov/ ). Elle envoie régulièrement des formulaires aux employeurs pour qu’ils déclarent leurs employés, leur création d’emplois ou éventuellement leur suppression de postes.
Lorsqu’une entreprise ne répond pas ou est en retard dans sa réponse, elle est supposée avoir conservé ses effectifs.
C’est parfaitement logique lorsque tout va bien et que la croissance est dynamique. Si vous êtes un patron en train de développer votre affaire, votre priorité n’est pas franchement de remplir un formulaire concocté par un obscur bureaucrate du BLS. En plus le cycle de collecte des données est de 5 ans.
Dans ce cas, le BLS estime les informations manquantes par l’hypothèse de l’effectif inchangé.
Dans le cas d’une grave récession, qui prend le chemin de se transformer en dépression, vous comprenez immédiatement qu’une telle hypothèse mène à sous-estimer le chômage.
Entre juillet 2010 et juin 2009, cette hypothèse a conduit à rajouter 16 000 emplois, chiffre par ailleurs en contradiction totale avec le récent déclin du nombre d’employés. Eh oui, en statistique, emplois et employés peuvent être distincts. La mesure du nombre des employés se base sur un formulaire qui est envoyé aux foyers et qui permet de recenser le nombre de gens ayant un emploi. En général, si vous êtes chômeur, désoeuvré et mécontent, vous ne manquez pas de remplir ce formulaire qui vous donne une occasion de vous manifester et d’exister.
Les derniers chiffres collectés montrent que le nombre d’employés a décru en juillet de 159 000 personnes, après un déclin de 301 000 personnes en juin. Le biais des chômeurs découragés permet de faire disparaître les individus trop gênants Il s’agit là d’une astuce mise en oeuvre par Clinton. Vous êtes chômeur, mais usé par de vaines recherches, vous arrêtez toute démarche. Vous disparaissez alors purement et simplement des statistiques.
Si vous voulez décrypter correctement les chiffres américains et prévoir avant les médias le sens des révisions futures, je vous conseille vivement le site Shadow Government Statistics (www.shadowstats.com) tenu par John Williams et son équipe. Que nous dit la démographie ? Oubliez un moment les statistiques et voyons les données démographiques de long terme.
En 10 ans, la population en âge adulte a augmenté de 6 millions.
En trois ans – depuis le début de la crise des subprime – plus de 7 millions de personnes ont perdu leur emploi.
Ces chiffres démographiques prouvent que le chômage a bondi.
Selon Shadowstats, les chiffres du chômage devraient être corrigé de 9,5% à 16,5%, voire même 23,5%. Taux d’emploi américain
Ce graphe nous donne en noir la population employée et, en rouge, le pourcentage que cette population représente par rapport à la population en âge de travailler.
* La population en âge de travailler est d’un peu moins de 155 millions.
* Moins de 65% de cette population travaille effectivement.
Vous pouvez constater que la situation s’est renversée depuis le début de l’année et que la population employée se remet à diminuer.
La population employée diminue, le revenu des ménages n’augmente pas. Dans ces conditions, pas étonnant que les entreprises ne débordent pas d’activité. Trois quarts de la croissance américaine provient de la consommation.
Bulletin du matin: Le Yen proche d’un plus haut sur 15 ans, tandis que l’Euro s’effondre face au Franc Suisse.
A la une : Forex: traders testent la volonté d’intervention du Japon face au Yen. Asie: Le Japon mène les stocks asiatique dans le rouge. Australie: Aussie à la hausse avec des ventes au détail plus fortes que prévues. Japon: Le ministre des Finances Noda annonce des mesures décisives sur les devises en cas de besoin. Zone euro: L’Euro atteint son plus bas par rapport au Franc Suisse.
Commentaires : Le Yen a approché son plus haut depuis 15 ans contre le Dollar américain ce matin. Les investisseurs cherchant à tester la détermination des autorités financières suite à l’intervention hier de la Banque du Japon qui a pris de nouvelles mesures pour assouplir sa politique financière.
Avec l’économie américaine à la une, le Japon a amené les stocks asiatiques dans le rouge ce matin, tout en redressant les bénéfices pour les Bons du gouvernement japonais et américain. Toutefois, les dirigeants restent prudents par rapport à ces interventions sur les marchés donnant ainsi naissance à l’aversion au risque. Le prix de l’Or est en hausse de prêt de 5% sur le mois d’août. Les investisseurs attendent les chiffres de l’emploi américain cette semaine avec un résultat très certainement décevant qui ne fera que renforcer la pression sur le Yen.
L’augmentation des préoccupations sur l’économie américaine a amené les investisseurs à délaisser les devises à haut rendement. Par conséquent, les marchés sont susceptibles de faire grimper le Yen qui a un faible rendement, ce qui pourrait éventuellement amener le Japon à vendre du Yen sur les marchés monétaires pour la première fois en plus de six ans.
Le ministre des Finances japonais, Yoshihiko Noda, a rappelé ce matin que le gouvernement était prêt à prendre de nouvelles mesures sur les devises en cas de besoin.
Le Dollar australien a rebondi d’environ 0.3% à 0.8956 un peu plus tôt suite aux données plus fortes que prévues sur les ventes au détail en Australie et les approbations de constructions. Dans ce même lapse de temps, l’Euro continue sa descente avec une baisse de 0.6% à ce jour contre le Franc suisse à 1.2912. C’est un autre signe d’aversion au risque pour les investisseurs, l’Euro chute face au Franc suisse qui est une valeur refuge.
L'euro reculait mardi face au dollar sur fond de frilosité des investisseurs, alors que le yen restait fort, faisant plonger la Bourse de Tokyo de 3,55%, malgré les efforts des autorités japonaises pour endiguer sa hausse.
Vers 8H00 GMT, l'euro s'échangeait à 1,2645 dollar contre 1,2663 dollar lundi vers 21H00 GMT.
La monnaie unique européenne a même un instant touché un plus bas historique face au franc suisse à 1,2931 franc, avant de remonter à 1,2951.
L'euro baissait également face au yen à 106,44 yens contre 107,07 la veille, de même que le dollar à 84,17 yens contre 84,55.
La force persistante du yen a fait mardi plonger la Bourse de Tokyo de 3,55%, qui a clôturé à son plus bas niveau depuis 16 mois.
Le yen est au centre de l'attention du marché après la réunion extraordinaire lundi, avancée de quelques jours, de la Banque du Japon. Face à la flambée de la devise nippone, montée la semaine passée à un plus haut depuis 15 ans face au dollar dans un contexte économique atone, la BoJ a annoncé une extension de ses dispositifs d'assouplissement monétaire.
Ces annonces, destinées à lutter contre les effets du yen cher, qui pénalise les grandes sociétés exportatrices, n'ont toutefois pas eu l'effet escompté malgré le bref affaiblissement du yen qui a suivi la surprise de la date avancée.
"Certains acteurs du marché estiment que les mesures annoncées ont un impact limité, mais je pense que c'est mieux que de ne rien faire du tout", a estimé Toshihiko Sakai, de Mitsubishi UFJ Trust and Banking.
"C'est comme si la BoJ tirait la première flèche, le gouvernement le deuxième, avant que la troisième - l'intervention - ne soit lancée", a ajouté M. Sakai, ajoutant qu'il lui paraissait peu probable que les autorités monétaires interviennent sur les marchés dans un avenir proche.
Pour Khoon Goh, de ANZ Bank à Wellington, "la difficulté pour les autorités politiques japonaises est que toute intervention doit être coordonnée avec les autres banques centrales pour être efficace". "Y aller seul ne sert à rien", a-t-il ajouté à Dow Jones Newswires.
Vers 8H00 GMT, la devise helvétique montait face à l'euro, à 1,2951 franc suisse pour un euro, et face au dollar, à 1,0242 franc.
La livre britannique baissait face à l'euro à 81,94 pence pour un euro, de meême qu'elle reculait face au billet vert à 1,5432 dollar.
Mieux, bien sûr ! Il aurait été inconcevable de choquer les pauvres marchés en leur annonçant de mauvaises nouvelles -- après une semaine difficile, ils méritaient bien un peu d'encouragement.
Vous l'aurez compris, je parle du PIB américain, que les places mondiales attendaient avec impatience vendredi. Les investisseurs n'auront pas été déçus ; le PIB a été révisé à la baisse comme prévu... à 1,6% en nouvelle estimation contre 2,4% annoncés à l'origine. Passons sur le fait que ce chiffre a été amputé d'un tiers, ce qui est quand même coquet -- et réjouissons-nous : les choses auraient pu être pires ! On attendait 1,4% !
Les marchés américains ont manifesté leur allégresse en enregistrant leur plus belle hausse en près d'un mois : le Dow Jones s'est adjugé 1,65%, à 10 150,65 points, le Nasdaq a fait tout pareil à 2 153,63 points, et enfin le S&P 500 les a battus de peu avec +1,66% et 1 064,59 points en clôture. Ils ont décidé d'ignorer les derniers chiffres de la confiance du consommateur, mesurée par l'Université du Michigan : l'indice a reculé au mois d'août, à 68,9 contre 69,6 en première estimation.
Côté européen, on a été légèrement moins démonstratifs -- peut-être parce que la conjoncture est moins "favorable" dans la Zone euro ? Tout de même, le CAC 40 a grimpé de 0,93% sur la journée de vendredi, terminant au-dessus des 3 500, à 3 507,44 points. Le Footsie britannique enregistre un gain de 0,89%, tandis que le DAX allemand gagnait 0,65%.
▪ Mais bizarrement, tandis que les intervenants jouaient la politique de l'autruche, la Fed a fait preuve d'une clarté à laquelle elle ne nous avait guère habitués. Durant le symposium de Jackson Hole, qui se tenait ce week-end, Ben Bernanke "a jugé que la reprise économique avait ralenti plus qu'attendu", nous dit Investir.fr.
Incroyable. Ah, mais attendez, ce n'était pas tout : "le patron de la Fed a indiqué que la Banque centrale était prête, si nécessaire, à adopter des mesures supplémentaires de soutien à l'activité".
Et voilà ! Il fallait s'y attendre. C'est une sorte de loi universelle : la Fed compense tout éclair de lucidité par un accès de crédit facile. La moindre mauvaise nouvelle est une excuse pour prendre des mesures d'assouplissement monétaire. Quantitative easing, vous avez dit quantitative easing ?
▪ Le pétrole, en tout cas, a été réconforté par les déclarations de Ben Bernanke et son soutien sans faille à l'économie. Le brut a grimpé vendredi, pour la troisième séance d'affilée. A New York, le brut léger a pris 1,81 $, à 75,17 $ le baril, tandis que le brent terminait sur une hausse de 1,70 $, à 76,72 $.
Et l'or ? Il ne bouge guère. La journée de vendredi s'est terminée à 1 235 $ l'once à Londres, contre 1 234,50 $ au premier fixing. Mais avec une Fed aussi sérieusement engagée dans les politiques inflationnistes et la création de monnaie, gageons que le métal jaune ne restera pas forcément à ces niveaux bien longtemps...
L'euro reculait légèrement lundi face au dollar, tandis que le yen poursuivait inexorablement son mouvement à la hausse face aux principales devises en dépit du plan de la Banque centrale du Japon (BoJ) pour contrer les effets néfastes de ce renchérissement sur la reprise économique.
Vers 08H40 GMT, l'euro s'échangeait 1,2724 dollar contre 1,2751 dollar vendredi vers 21H00 GMT.
La monnaie unique européenne baissait face au yen à 107,97 yens contre 108,65 vendredi soir, de même que le billet vert à 84,85 yens, contre 85,19 vendredi.
Le yen avait déjà atteint des sommets la semaine dernière, s'échangeant notamment à un plus haut depuis 15 ans contre le dollar.
Face à cette flambée de la devise nippone, dans un contexte économique atone pour l'ex-deuxième économie mondiale, la BoJ a annoncé lundi une extension de ses dispositifs d'assouplissement monétaire, au terme d'une réunion avancée de quelques jours.
Cette mesure est destinée à lutter contre les effets du yen cher, après une réunion extraordinaire au cours de laquelle elle a maintenu inchangé son taux directeur, à 0,1%. L'effet de cette mesure sera équivalent à "zéro", a toutefois averti Richard Jerram, économiste de Macquerie Bank, cité par l'agence Dow Jones, d'autant qu'elle avait été largement anticipé par le marché, a-t-il ajouté.
Ce plan, boudé par les cambistes, a en revanche été salué par les investisseurs à la Bourse de Tokyo où l'indice vedette, le Nikkei, a clôturé lundi en nette hausse de 1,76%, alors qu'il avait été malmené ces deux dernières semaines par les craintes sur le yen fort.
Un yen cher pourrait enrayer la reprise économique au Japon, amorcée il y a un an, mais en phase de net ralentissement.
En outre, le raffermissement de la monnaie japonaise affaiblit les entreprises exportatrices du pays, en rongeant leur compétitivité.
La cherté du yen constitue aussi une menace pour le marché de l'emploi et risque d'amplifier le phénomène pénalisant de la déflation contre lequel se battent les autorités japonaises.
Le gouvernement, lui-même critiqué pour la lenteur de ses réactions, avait aussi demandé à maintes reprises, à l'institut d'émission d'agir à ses côtés afin de contrer les dommages collatéraux d'une devise nationale trop forte.
Vers 08H40 GMT, la devise helvétique augmentait face à l'euro, à 1,3095 franc suisse pour un euro, mais baissait face au dollar, à 1,0290 franc.
La livre britannique progressait aussi face à l'euro à 81,79 pence pour un euro, ainsi que face au billet vert à 1,5570 dollar.
Bulletin du matin: BoJ assouplie sa politique, mais ne parvient pas à impressionner les marchés A la une: Japon: Lors d'une réunion d'urgence de nuit, la BoJ annonce un nouvel assouplissement de sa politique Réserve fédérale: Bernanke: ‘La Fed sera résister à tout écart de prix’ BCE: Trichet met en garde sur la nécessité d'ajuster les déséquilibres et les niveaux d'endettement gouvernementaux
Aujourd’hui :
Taux en Asie et indices : EURUSD: 1,2767 à 1,2715. USDCHF: 1,0309 à 1,0275. GBPUSD: 1,5568 à 1,5511. EURJPY: 109,56 à 108,16. USD / JPY: 85,91 à 84,92. DowJones: 10'150 0,65 1,65% NASDAQ: 2'153 0,63 1,65% S & P 500: 1'064 0,59 +1,66% Nikkei: 9'149 0,26 1,76% Shanghai: 2'652 0,66 1,61% Or: 1'237 $ 0,70 Pétrole brut: 74,85 $
Commentaires : Lors d’une réunion d’urgence de nuit la BoJ (Bank of Japon) a annoncé un nouvel assouplissement de sa politique. Cependant les analystes doutent fortement que cette intervention permettra d’enrayer l’appréciation du Yen et le ministre des Finances devra probablement annoncer de nouvelles mesures. Intervention de plus en plus difficile avec la dette publique du Japon qui atteint maintenant le double de l’économie du pays.
Bernanke, lors de sa très attendue intervention vendredi dernier, a rappelé que la Fed s’engage à combattre la déflation, la Fed ‘sera résister à tout écart de prix’. Intervention qui a rassuré les marchés et l’ensemble des principaux indices boursiers américains.
Le président de la BCE, Jean Claude Trichet, lors de cette même conférence de presse à Jackson Hole, a insisté sur les perspectives économiques à long terme sans vraiment offrir de perspectives politiques sur le court terme. Il a toutefois appuyé sur le fait d’ajuster les déséquilibres et les niveaux de dettes publiques.
Ce matin l’EUR/USD s’est négocié entre 1.2715 et 1.2767. Le RTFX TraderTip prévoit les supports à 1.2680/1.2627 et les résistances à 1.2783/1.2832. Le point 1.2778, retracement de Fibonacci à 38.20% par rapport au plus haut d’août et plus bas de juin, pourrait servir de résistance. Sur la globalité, l’EUR/USD reste toujours sur une phase baissière.
▪ Une journée de répit pour les places européennes... et de dégradation sur les marchés américains. Faut-il y voir une plus grande lucidité des investisseurs américains quant à l'état de leur économie ? Ma foi, il est permis de rêver...
En tout cas, le CAC 40 a clôturé à 3 475,03 points. L'indice hexagonal reste sous les 3 500, mais il a tout de même enregistré hier une hausse bienvenue de 0,72%. Dommage qu'elle ne soit pas destinée à durer... A Londres, la hausse a été encore plus marquée, avec +0,99% pour le Footsie, tandis que Francfort se montrait plus mesuré, à +0,22%.
Sur les places américaines, en revanche, impossible de se tromper, l'humeur était franchement baissière. Le Dow Jones a dégringolé de 0,74%, passant -- un seuil significatif -- sous la barre des 10 000 points à 9 985,81. Le Nasdaq était encore plus durement touché, terminant sur une chute de 1,07% à 2 118,69 points. Enfin, le S&P 500 a perdu 0,77% à 1 047,22.
La journée avait pourtant commencé sur une note positive : les nouvelles demandes d'indemnisation chômage ont baissé la semaine dernière... et même baissé plus que prévu, à 473 000 contre 490 000 attendues.
Malheureusement, dès qu'on prend un peu de recul, on s'aperçoit que la moyenne des inscriptions sur quatre semaines -- un peu plus significative sur la tendance générale -- est en fait à un plus haut de neuf mois.
Non seulement ça, mais aujourd'hui seront publiés les chiffres du PIB américains. Dans l'attente de nouvelles qui risquent de ne pas être franchement positives, les investisseurs ont préféré retirer leurs billes avec une prudence fort peu caractéristique. La croissance américaine sera sans doute révisée à la baisse ; la question est "de combien" ? Les chiffres seront-ils "moins pires", "plus pires"... ou même "pires pires" que prévus ?
Suspense, cher lecteur... ou pas. A la Chronique Agora, comme le disait Bill, nous ne nous inquiétons pas de la reprise, puisqu'elle n'existe pas ! Parfaitement sereins (ou presque...), nous assistons à la confirmation de ce qui nous semble être une dépression, voire une Grande Correction.
▪ Cette vague emporte d'ailleurs également le dollar, qui perd du terrain depuis deux séances par rapport à l'euro. Ce n'est sans doute pas le début de la fin pour le billet vert, qui connaîtra à coup sûr un rebond... mais en attendant, cette fragilité aide le pétrole.
L'or noir a connu hier sa deuxième séance de hausse consécutive, après avoir bien baissé pendant tout l'été. A la clôture new-yorkaise, le baril de brent avait pris 1,54 $ à 75,01 $.
L'or, quant à lui, a connu une journée agitée, passant de 1 240,25 $ l'once au premier fixing à 1 237 $ pour le second fixing londonien. C'est tout de même une jolie hausse par rapport au 1 222 $ en clôture mercredi.
Une dernière recommandation avant le week-end, cher lecteur : surveillez les chiffres du PIB américain tout à l'heure... et restez très prudent.