L'euro se stabilisait face au dollar mercredi, après une brève incursion au-dessus de 1,38 dollar, suite au maintien de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), alors que la chancelière allemande se prononçait contre un soutien rapide à la Grèce.
Vers 10H30 GMT (11H30 à Paris), l'euro cotait 1,3782 dollar contre 1,3774 mardi vers 22H00 GMT, après être monté jusqu'à 1,3818 dollar vers 07H15 GMT, un plus haut depuis début février.
L'euro remontait face au yen à 124,76 yens contre 124,33 yens la veille.
Le dollar progressait aussi face au yen à 90,53 yens contre 90,28 yens mardi soir.
"Après la décision hier soir (mardi) d'un maintien des taux d'intérêt aux Etats-Unis, et les commentaires positifs qui ont accompagné cette décision, les marchés semblent avoir un certain tonus", commentait Owen Ireland ODL Securities, qui estimait que cela pourrait même inciter certains investisseurs ayant mis de l'argent de côté à le placer.
Comme anticipé par les économistes, la Fed a maintenu son taux directeur proche de zéro, en vigueur depuis quinze mois, tout en notant que l'économie continuait de se renforcer et que le marché de l'emploi était "en train de se stabiliser."
Cependant, le chômage reste élevé aux Etats-Unis, et la reprise économique demeure faible. "Et alors que les prix à l'importation publiés hier (mardi, ndlr) ne suggéraient pas de pression inflationniste, il semble que la Fed soit toujours réticente à aller plus loin que la hausse du taux d'escomte annoncée le mois dernier, et à préparer le terrain pour un resserrement des taux à court terme", commentait Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.
En effet, la Fed a répété que les taux resteraient à un niveau "exceptionnellement" bas pour une longue période.
Par ailleurs, "l'euro continue d'être soutenu par des espoirs d'une sorte d'aide concrète à la Grèce", notait Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.
Cependant, "il est difficile de voir comment une telle aide pourrait être mise en place sans remettre en question le principe d'absence de sauvetage en zone euro, alors qu'un tel procédé serait illégal selon les termes de la constitution allemande", tempérait l'analyste.
En outre, un soutien rapide à la Grèce, qui se débat dans ses problèmes budgétaires, n'est "pas la bonne réponse" et il faut au contraire "attaquer le problème à la racine", a indiqué mercredi la chancelière allemande Angela Merkel.
De son côté, la livre sterling profitait d'une baisse inattendue du nombre de chômeurs indemnisés en février au Royaume-Uni, ramenant ainsi le taux de chômage au sens national à 4,9%, contre 5% le mois précédent, selon des chiffres publiés mercredi.
Vers 10H30 GMT, la livre britannique progressait face à l'euro à 89,74 pence pour un euro, comme face au dollar à 1,5356 dollar.
La monnaie helvétique gagnait un peu de terrain face à l'euro à 1,4511 franc suisse pour un euro, comme au dollar à 1,0529 franc suisse pour un dollar.
L'once d'or valait 1.131,65 dollars contre 1.124,75 dollars mardi soir.
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