Mariano Rajoy Pour Analyser


L'Europe a posé ses conditions à un éventuel plan de sauvetage. Mais Madrid hésite toujours à demander officiellement une aide financière. La Commission européenne "se tient prête en cas de demande" de sauvetage de l'Espagne, soumise à une forte pression des marchés, a indiqué lundi à Madrid le commissaire aux Affaires économiques Olli Rehn, qui a apporté son soutien au gouvernement espagnol. M. Rehn, qui s'est entretenu avec le chef du gouvernement Mariano Rajoy et le gouverneur de la Banque d'Espagne Luis Linde, a toutefois nié qu'une telle demande ait déjà été faite. L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, est actuellement sous pression des marchés et d'une partie de ses partenaires européennes pour demander son sauvetage financier, après une première aide pour ses banques ...



Le commissaire européen Olli Rehn fait étape lundi à Madrid au premier jour d'une semaine à hauts risques pour l'Espagne, plus fragilisée que jamais, qui pourrait devenir le quatrième pays de l'Union européenne à demander un sauvetage financier. Nouveau dérapage du déficit malgré un budget de rigueur, emballement de la dette publique, fronde nationaliste en Catalogne, manifestations contre l'austérité: la crise s'amplifie dangereusement pour la quatrième économie de la zone euro. "L'Espagne affronte plusieurs foyers de tension. Bien que le budget 2013 vise au respect de l'objectif de déficit de 4,5% du PIB, la demande d'assistance financière à l'Union européenne reste une inconnue", remarquent les analystes de Bankinter. La demande pourrait être précipitée par le verdict imminent de l' ...



Le gouvernement espagnol a écarté vendredi toute demande précipitée de sauvetage financier, affirmant que ce n'est pas une décision "qu'on prend du jour au lendemain" et qu'il analysera "avec calme et prudence" les conditions d'un éventuel recours au fonds de secours européen. "Ce ne sont pas des décisions qu'on prend par dessus la tête ni du jour au lendemain", a affirmé la porte-parole du gouvernement Soraya Saenz de Santamaria, à l'issue du Conseil des ministres. La BCE a annoncé jeudi le rachat illimité des obligations souveraines de maturités allant d'un à trois ans pour les pays de la zone euro qui le demanderont, mais sous certaines conditions strictes dont une demande officielle d'aide des pays aux fonds de secours européens. Or, l'Espagne veut connaître les conditions ...



La Bourse de Paris était en timide hausse mardi en début de matinée (+0,37%), dans un marché qui reste dominé par l'Espagne et les supputations sur une prochaine demande d'aide de ce pays à la zone euro, en l'absence d'autre actualité économique. A 09H20 (07H20 GMT), l'indice CAC 40 prenait 15,54 points pour s'inscrire à 3.417,98 points au plus haut depuis 4 mois. L'Espagne va rester le sujet principal alors que le marché bruisse de rumeurs selon lesquelles Madrid serait sur le point de demander une aide officielle à la zone euro. Une telle demande serait bienvenue, car elle permettrait de clarifier la situation sur l'Espagne et de mettre en marche les mécanismes d'aide, via le fonds de secours européen et la Banque centrale européenne. Pour les analystes de Saxo Banque la situation "s' ...



Les chefs de gouvernement espagnol et italien, Mariano Rajoy et Mario Monti, ont de nouveau écarté jeudi tout plan de sauvetage pour leur pays respectif, se bornant à affirmer qu'ils allaient examiner les mesures envisagées pour les aider à sortir de la crise de la dette. Peu auparavant, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, avait douché les espoirs des investisseurs d'une intervention de la BCE pour acheter de la dette espagnole et italienne, subordonnant une aide à une demande des pays en difficulté. Ces déclarations ont provoqué un nouvel accès de panique des marchés qui ont terminé en forte baisse, tandis que les taux d'emprunt pour l'Italie et l'Espagne rebondissaient à des niveaux records. "Un sauvetage, non. Mais des actions d'accompagnement pour éviter des ...



Le chef du gouvernement italien Mario Monti a affirmé qu'il devrait "examiner" les modalités de recours au fonds d'aide européen avant une éventuelle décision d'y recourir ou non, écartant toutefois une nouvelle fois un "sauvetage" global de son pays. "Un sauvetage, non. Mais des actions d'accompagnement pour éviter que des primes de risque excessives qui coûtent cher à un pays" pour se financer sur les marchés, "ce type d'aides nous devrons l'analyser", a-t-il affirmé, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue espagnol Mariano Rajoy. Copyright © 2012 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. ...



Les montants pourraient aller de 0,2% à 0,5% du PIB en cas de non respect des objectifs de réduction du déficit à 3% du PIB en 2013, avertit Bruxelles. Le dérapage budgétaire en Espagne est "grave" et la décision de Madrid de s'affranchir des règles européennes pour réduire son déficit public risque de lui coûter cher, ont averti lundi plusieurs responsables européens, tandis que Madrid a assuré respecter "scrupuleusement" ses engagements. Le dérapage est "sérieux, grave", a souligné au cours d'un point de presse Amadeu Altafaj, porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn. Prenant ses partenaires européens de court, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a annoncé vendredi, à l'issue d'un sommet européen, que le déficit public espagnol serait de 5,8% ...