Perdants De La Guerre Des Devises
Les inquiétudes dans les milieux d'affaires au sujet de l'affaiblissement du yen sur le marché des changes se font de plus en plus pressantes. En milieu de semaine dernière, c'est le PDG de Ford, Alan Mulally, qui s'est ainsi ouvertement inquiété de la parité USD/JPY.
En fait, la baisse du yen depuis plusieurs mois fait partie d'une histoire bien plus grande que la presse a résumé sous la terminologie "guerre des monnaies". Cette guerre d'un genre nouveau se réfère à la tentative de plusieurs banques centrales de dévaluer leur devise sur le marché des changes afin de provoquer une hausse des exportations. Puisque tous les pays ne sont pas exportateurs et que le total des exportations nettes globales équivaut à zéro, beaucoup ont souligné que la "guerre des devises" n'aura pour conséquence ...
Réunis ce week end à Washington, les grands argentiers mondiaux ne sont parvenus à aucune décision concrète pour éviter une "guerre des changes". Les Etats-Unis et la Chine sont bien placés placés pour la gagner.
Après avoir activé les leviers de la politique monétaire et de la relance budgétaire, les gouvernements se tournent désormais vers les changes, espérant doper les exportations et renforcer la reprise.
Les Etats-Unis et la Chine, champions de la dépréciation
Barack Obama veut voir les exportations américaines doubler en cinq ans. Un objectif ambitieux qui serait grandement aidé par une baisse du dollar. Et au jeu de la dévaluation compétitive, les Etats-Unis sortiront toujours gagnants. D'abord parce qu'ils émettent la principale monnaie de réserve internationale. "Certes, la ...