Qu’est ce que le FMI ?

Le fond monétaire international (FMI) est une institution qui a été créée en 1945 à la conférence de Bretton Woods, dans le but d’assurer la coopération économique entre les différents pays du monde, ainsi qu’a la stabilité du système financier mondial. Basé a Washington D.C., il est gouverné par ses 185 États membres, soit la quasi-totalité des pays du monde, devant lesquels il est responsable. Il a un rôle de développement de l’économie mondiale, en proposant aux différents pays ces connaissances et son expertise du monde financier. Le FMI cherche a faire éviter les erreurs qui pourraient conduire a une crise financière mondiale.

Dans les statuts du FMI, les missions inscrites sont les suivantes :

  • Promouvoir la coopération monétaire internationale
  • Faciliter l’expansion et la croissance équilibrée du commerce mondial
  • Promouvoir la stabilité des changes
  • Aider a établir un systeme multilatéral de paiements

mettre ses ressources (moyennant des garanties adéquates) à la disposition des pays confrontés a des difficultés de balance des paiements

Le fonctionnement du FMI :

Le FMI est gouverné par ses 185 pays membres, chacun ayant une voix pondérée par sa participation financière à l’organisation (sa < quote-part >). Il prend de nombreuses décisions en concertation avec la Banque mondiale au sein du < Comité de développement >. Sa gestion courante est confiée a un conseil d’administration composé du président de l’organisation et de 24 administrateurs représentant chacun une nation. 8 d’entre elles ont un représentant permanent (États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon, République populaire de Chine, Russie et Arabie saoudite), les 16 autres sont élus par les pays membres.

La plupart des décisions sont prises dans les faits a l’unanimité. Cependant, compte tenu des modalités de prise de décision au sein du FMI, qui supposent une majorité qualifiée correspondant a 85 % des droits de vote, les États-Unis, ou l’Union européenne dans son ensemble, disposent de fait d’un droit de veto sur les décisions du FMI puisqu’ils disposent chacun de plus de 15 % des droits de vote. Cependant, les pays de l’UE ne sont pas toujours coordonnés.

C’est actuellement Dominique Strauss Kahn, un français qui est a la tête du FMI.

 

Le financement du FMI :

Le FMI joue un rôle d’intermédiaire financier entre États membres. Ainsi chaque État doit verser à l’organisation une certaine somme, nommée < quote-part > et dont le montant est déterminé par sa puissance économique, elle-même mesurée par son PNB et par l’importance de son commerce extérieur. 25 % de cette quote-part doit être payé en or, le reste en monnaie nationale. En cas de déséquilibre de sa balance des paiements risquant de menacer l’équilibre monétaire sur le marché des changes, chaque pays membre peut obtenir automatiquement 25 % de sa quote-part (< droit de tirage >), lui permettant de soutenir, par l’achat, sa monnaie nationale. Si le FMI le juge nécessaire, il peut prêter à ce pays jusqu’a 125 % de sa quote-part. Ses prêts sont censés permettre aux banques centrales de défendre leur monnaie sur le marché des changes.

Le mode de décision du FMI, comme celui de la Banque mondiale, est donc basé sur une répartition des droits de vote en fonction du montant de la cotisation des Etats membres, selon le principe “1 dollar, 1 voix”. Cependant, les droits de vote diffèrent légèrement des quotes-parts, un minimum de droit de vote étant attribué a tous les pays, même les plus petits. Les quotes-parts des principaux contributeurs du FMI se répartissent comme suit, après le relèvement des quotes-parts de la Chine, de la Corée du Sud, du Mexique et de la Turquie en septembre 2006 :

 

Les ressources du FMI liées aux quotes-parts sont d’environ 210 milliards de DTS (soit 300 milliards de dollars américains), auxquelles s’ajoute la possibilité pour le FMI de recourir à des emprunts envers les grandes puissances économiques (ces crédits sont de l’ordre de 50 milliards de dollars). Lors du sommet du G20 de Londres le 2 avril 2009 il a été décidé d’accroître significativement les ressources du FMI a hauteur de 1 000 milliards de dollars pour mieux faire face à la crise mondiale.

 

Les activités du FMI :

Même s’ill a un impact politique très fort, le FMI est parfois peu écouté lorsque l’économie va bien. Il donne pourtant régulièrement des conseils aux états sur les politiques a adopter ou les reformes à faire. Lorsqu’un état a des difficultés financières et que les agents économiques ne veulent plus prendre le risque de lui prêter de l’argent, le FMI intervient et lui en prete. Mais cela a une condition, elle soumet à l’Etat une liste de réformes que celui ci doit appliquer en contrepartie. La encore, le FMI joue un rôle de stabilité du système financier, que ce soit a l’échelle nationale ou mondiale. Il participe également à la lutte contre la pauvreté en aidant économiquement certains pays sous développés. Un autre rôle du FMI est d’assurer la stabilité des taux de changes afin de préserver le développement du commerce mondiale. Pour atteindre ces objectifs, il exerce donc trois fonctions essentielles : surveillance, assistance technique et opérations de prêts.

 

1 – La surveillance

La surveillance comprend le dialogue que le FMI entretient régulièrement avec chaque État membre et les conseils de politique économique qu’il leur fournit. A intervalles réguliers (habituellement une fois par an), le FMI évalue en profondeur la situation économique de chaque pays. Il examine avec les autorités si les politiques économiques sont les plus propices a la stabilité externe et interne, y compris pour promouvoir une croissance ordonnée, et offre des conseils si nécessaire. La décision de publier les rapports d’évaluation du FMI appartient a chaque pays membre concerné : l’écrasante majorité des pays choisissent la transparence et diffusent au public des informations détaillées sur la surveillance bilatérale dont ils font l’objet. En outre, le FMI s’appuie sur les informations obtenues au cours des diverses consultations pour dresser des bilans et tracer des perspectives au plan régional et mondial. Il publie ces travaux deux fois par an dans les Perspectives de l’économie mondiale et le Rapport sur la stabilité financière dans le monde.

 

2 – L’assistance technique

Le FMI offre aux pays membres une assistance technique et une formation – gratuitement dans la plupart des cas – pour les aider à renforcer leur capacité de conception et d’application de politiques efficaces. L’assistance technique porte notamment sur la politique de finances publiques, la politique monétaire et de change, le contrôle et la réglementation du système bancaire et financier, et les statistiques.

Dans la plupart des pays à faible revenu, cette assistance repose sur les documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP). Préparé par les autorités nationales – en consultation avec la société civile et les partenaires extérieurs pour le développement -, le DSRP présente le cadre global de la politique économique, structurelle et sociale mise en ouvre pour promouvoir la croissance et réduire la pauvreté dans le pays concernés.

 

3 – Les opérations de prêts

Le FMI est aussi un fond auquel les pays membres peuvent avoir recours en cas de difficultés de balance des paiements, pour contribuer à leur redressement. L’octroi de ces crédits est soumis à conditions et le pays demandeur doit s’engager dans une politique d’ajustement conseillée par l’organisation afin de remédier aux causes de la dépréciation de sa monnaie.

Par ses concours financiers, le FMI donne aux États membres le répit dont ils ont besoin pour remédier a leurs problèmes de balance des paiements. Un programme économique appuyé par le FMI est conçu par les autorités nationales en coopération étroite avec les services de l’institution, et les concours financiers restent subordonnés a la réalisation effective de ce programme.

Plus d’information:

 

FMI – Fond Monétaire International
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